Bonjour! Bonne tempête (encore!)
Température
A Cotonou: 35 degrés, humidex 38, ensoleillé
A Parakou: 37 degrés, ensoleillé
Santé
Un parcours parfait. Il ne reste que 9 heures...
Découverte du jour
Le marché de Dantokpa. On dit qu'il s'agit du plus gros de l'Afrique de l'ouest.
Actualité locale
L'Hôtel GL (notre hôtel) s'est fait saisir, par le gouvernement du Bénin, tous les meubles du hall d'entrée pour non-paiement d'impôt.
Nouvelles
Voici mon dernier message en direct du Bénin. Dans quelques heures, c'est le retour. Départ à 23h55 de Cotonou. Arrivée prévue à l'aéroport de Québec: 18 décembre 18h52 HNE avec escales à Paris et Montréal.
Depuis les derniers jours, beaucoup d'action! Arrivée à Cotonou mardi dernier, on retrouve le confort d'un hôtel avec climatiseur, frigo et eau chaude. Le mercredi, ce fut la visite de la ville de Ouidah, célèbre pour son temple des pythons (j'en ai même eu un autour du cou), sa route des esclaves longue de 3,5 km et sur laquelle on retrouve 22 monuments relatant l'histoire de l'esclavage du Bénin. Il y a aussi la porte du non-retour qui s'ouvre sur l'océan Atlantique. C'est de là que les esclaves embarquaient pour leur longue traversée vers les Amériques.
Jeudi, départ très tôt pour Possotomè, réputé pour être la source d'eau de source du Bénin avec un arrêt dans le village de Sè pour voir les célèbres poteries et acheter des bananes plantains. Finalement, arrivée à Grand Popo, destination réputée pour ses plages de sable blanc. En effet, c'est paradisiaque comme endroit! Nous nous sommes rendu, en pirogue, jusqu'à la Bouche du roy, qui est en fait l'ouverture du Fleuve Mono sur l'océan Atlantique. Un endroit fort agréable pour la baignade. L'eau y est très chaude, les vagues fort amusantes et le fond sans déchet. Au retour de la Bouche du roy, un délicieux plat de Barakouda et de Bare nous attendait.
Vendredi, ce fut la visite des villages lacustres de Ganvié, de Sô-Awa et Sô-Tchanhoué. On appelle Ganvié la Venise de l'Afrique. C'est tout un mode de vie! Ces gens vivent vraiment sur l'eau dans des maisons sur pillotis et se déplacent en piroggue à rame ou à moteur. Pourquoi s'être construit des maisons sur l'eau me direz-vous? Simplement pour échapper au commerce des esclaves. En construisant leurs maisons sur le lac Nokoué, ils devenaient donc pratiquement intouchables.
Samedi, visite des Aguégués, villages semi-lacustres sur la rive est du lac Nokoué, près de la capiale du Bénin, Porto Novo. Notre ami, Hervé, nous a permis d'entrer dans sa maison. Contrairement aux villages lacustres (comme Ganvié), les villages semi-lacustres ne sont complètement innondés que pendant les mois d'août à novembre. Malgé tout, ces villages ne sont accessibles qu'en pirogue et ce, peu importe la saison. Pendant la période d'innondations, l'eau entre même à l'intérieur des maisons... A notre retour des Aguégués, Hervé nous a fait visiter la capitale, Porto Novo. Au programme: musée ethnographique, la Grande mosquée avec un bref arrêt à Adjara, village réputé pour être le lieu de fabrication des tam tams du Bénin.
Hier et aujourd'hui, nous avons passé un peu de temps à Cotonou dont une demi journée à l'hôtel Marina, le plus grand hôtel du Bénin, où nous avons profité de la piscine et des autres services de l'établissement. Aujourd'hui, nous avons marché dans le célèbre marché de Dantokpa et avant de boucler les valises, nous ferons un bref arrêt à la plage de Fidjrossé. Ce sera donc ensuite le souper, la douche et le départ pour l'aéroport prévu à 20h30.
C'est avec tristesse que nous quittons ce magnifique pays d'Afrique, mais dans l'espérance d'y revenir un jour... Cette expérience de stage restera sans doute à jamais gravée dans ma mémoire. C'est avec beaucoup d'émotions qu'à quelques heures du départ, je vous remercie d'avoir pris quelques minutes par semaine pour lire mes péripéties. À mon retour, je vous promet de publier un dernier message pour vous faire part de mes impressions du retour.
Mon passage au Canada sera cependant très bref, puisque vendredi prochain, je quitterai à nouveau le Québec pour la Floride où je passerai la période des fêtes en famille.
Merci pour vos commentaires tout au long de ce voyage. Ils ont été fort appréciés. Profitez de la vie au maximum et apprenez à appréciez chaque petit moment de votre vie, même ceux qui peuvent vous parraître les plus anodins. Lorsqu'on est loin de la maison, c'est souvent ces petites choses qui nous manque le plus...
Ce n'est qu'un aurevoir... Joyeuses fêtes!
Simon
lundi 17 décembre 2007
lundi 10 décembre 2007
Aurevoir Parakou...
Bonjour!
Température
Brumeux et frais ce matin; ensoleillé, 35 degrés cet après-midi
Santé
Rien à signaler. En espérant que ce soit ainsi pour la dernière semaine.
Actualité locale
Il y a eu la fête de la bière le weekend dernier au stage municipale de Parakou. Au menu: Castel, Flag, Béninoise, Eku, Guiness, bref des bières d'ici!
Découverte du jour
Mes cheveux (en érection!) impressionnent tout le monde...
Nouvelles
La dernière semaine à Parakou fut trop rapide. L'horaire était rempli à craquer... Au CHD: consultation en ophtalmologie et stomatologie, visite du service de radiologie (j'ai même développé des radiographies manuellement comme on le faisait autrefois chez nous), visite du service de kinésithérapie (physiothérapie chez nous) et de la clinique ou l'on fabrique les orthèses/prothèses, visite des laboratoires de biochimie, d'hématologie et de bactériologie (j'ai vu des plasmodiums falciparums, l'un des quatre parasites qui cause le paludisme), j'ai aussi fait une autre journée de consultation avec le Dr Salmane au CIPEC, bref toute une semaine!
Samedi dernier, c'était notre souper canadien. Je peux vous dire que Maria et moi avons fait preuve de débroullardise compte tenu des moyens dont nous disposions. Pour la soupe aux pois, le goût et la texture étaient plutôt différents (ce n'était pas la même variété de pois et les feuilles de laurier ont beaucoup plus de saveur que chez nous...). Par chance qu'il y avait le "blender" pour obtenir une texture semblable à chez nous. Cependant, pour le pâté chinois, alors là franchement, ce fut une réussite! J'ai tout fait sur cuisson au charbon (photo à l'appui). Puisque le maïs en boîte n'est pas très crèmeux ici, nous avons du improviser un peu. Nous avons fait chauffer le tout avec un peu de lait en poudre et avons ajouté de la farine... A défaut de moyens, c'est à la fourchette que nous avons pilé les 5 kg de patates (le "blender" a aidé aussi un peu). Nos invités ont bien aimé le pâté chinois, même que plusieurs en ont repris une deuxième portion... Pour ce qui est des grand-pères dans le sirop, nous n'avions pas prévu de sirop d'érable. Nous avons donc demandé aux moines du monastère de Kokobou, qui produisent du sirop arromatisé, de nous donner leur recette de sirop afin que l'on puisse recréer quelque chose s'apparentant au sirop d'érable avec de l'eau et du sucre. Première tentative, Maria a trop fait chauffer, résultat: bonbons au sucre! Deuxième tentative, une réussite et je peux vous dire que le goût était assez fidèle. Les Béninois ont trouvé ça pas mal sucré, mais Doula semble avoir adoré la recette. Il en a même remangé le lendemain matin en rentrant de sa garde...
Aujourd'hui, mission accomplie! Demain, c'est le grand départ. La journée d'aujourd'hui est riche en émotions tout comme l'était le 7 ocotbre dernier à mon départ de Québec. Maria et moi avons fait ce matin notre dernière visite au CHD, au CSCOM, à OSV Jordan, à l'université, à La Fraîcheur, à la piscine, au cyber, etc. Bref, tous les endroits que nous avons fréquentés durant les deux derniers mois. Nous avons salué et remercié tous ces gens qui nous ont vu progresser au cours des dernières semaines. Ce soir, c'est mon dernier repas avec Carine et Doula. J'ai l'impression que la soirée se terminera tard, car bon nombre d'amis risquent de venir dire un dernier bonjour à la maison. Les aurevoirs, ce n'est jamais facile... Au revoir Parakou...
Le retour sur Cotonou est prévu pour demain matin 10h30. Le chauffeur viendra nous chercher à la maison. Pour les derniers jours, nous avons prévu voyager un peu dans le sud du pays. Pour les connaisseurs, au programme nous avons: Ganvié et les Aguégués (villages lacustres sur pilotis), Ouidah et la route des esclaves, le temple des pytons et la porte du non-retour, les plages de Grand-Popo et de Fidjrossé, Porto-Novo (la capitale) et finalement Cotonou et son grand marché Dantokpa après quoi nous reprendrons l'avion pour le Canada le 17 décembre prochain. Bien entendu, même si je suis à Cotonou, j'essaierai de mettre mon blog à jour et de vous faire part des dernières nouvelles. A partir de maintenant, notre rythme de vie sera bien différent. Finis la vie béninoise, c'est maintenant le temps de faire les touristes. Pour les premiers jours de notre voyage, nous aurons un chauffeur à notre disposition (le chauffeur de Nadia, une étudiant en médecine dont les parents sont relativement aisés). Pour les deux derniers jours, les zems et/ou les taxis brousses seront nos moyens de locomotion.
Voilà pour le moment. J'anticipe le retour dans le froid, la neige et l'esprit de Noël (ici, il n'y a pas d'ambiance des fêtes, presque tous les habitants de Parakou sont musulmans). J'essaierai d'écrire au moins une fois à Cotonou pour vous faire part de notre voyage.
Bons examens à ceux et celles en fin de session.
Simon
Température
Brumeux et frais ce matin; ensoleillé, 35 degrés cet après-midi
Santé
Rien à signaler. En espérant que ce soit ainsi pour la dernière semaine.
Actualité locale
Il y a eu la fête de la bière le weekend dernier au stage municipale de Parakou. Au menu: Castel, Flag, Béninoise, Eku, Guiness, bref des bières d'ici!
Découverte du jour
Mes cheveux (en érection!) impressionnent tout le monde...
Nouvelles
La dernière semaine à Parakou fut trop rapide. L'horaire était rempli à craquer... Au CHD: consultation en ophtalmologie et stomatologie, visite du service de radiologie (j'ai même développé des radiographies manuellement comme on le faisait autrefois chez nous), visite du service de kinésithérapie (physiothérapie chez nous) et de la clinique ou l'on fabrique les orthèses/prothèses, visite des laboratoires de biochimie, d'hématologie et de bactériologie (j'ai vu des plasmodiums falciparums, l'un des quatre parasites qui cause le paludisme), j'ai aussi fait une autre journée de consultation avec le Dr Salmane au CIPEC, bref toute une semaine!
Samedi dernier, c'était notre souper canadien. Je peux vous dire que Maria et moi avons fait preuve de débroullardise compte tenu des moyens dont nous disposions. Pour la soupe aux pois, le goût et la texture étaient plutôt différents (ce n'était pas la même variété de pois et les feuilles de laurier ont beaucoup plus de saveur que chez nous...). Par chance qu'il y avait le "blender" pour obtenir une texture semblable à chez nous. Cependant, pour le pâté chinois, alors là franchement, ce fut une réussite! J'ai tout fait sur cuisson au charbon (photo à l'appui). Puisque le maïs en boîte n'est pas très crèmeux ici, nous avons du improviser un peu. Nous avons fait chauffer le tout avec un peu de lait en poudre et avons ajouté de la farine... A défaut de moyens, c'est à la fourchette que nous avons pilé les 5 kg de patates (le "blender" a aidé aussi un peu). Nos invités ont bien aimé le pâté chinois, même que plusieurs en ont repris une deuxième portion... Pour ce qui est des grand-pères dans le sirop, nous n'avions pas prévu de sirop d'érable. Nous avons donc demandé aux moines du monastère de Kokobou, qui produisent du sirop arromatisé, de nous donner leur recette de sirop afin que l'on puisse recréer quelque chose s'apparentant au sirop d'érable avec de l'eau et du sucre. Première tentative, Maria a trop fait chauffer, résultat: bonbons au sucre! Deuxième tentative, une réussite et je peux vous dire que le goût était assez fidèle. Les Béninois ont trouvé ça pas mal sucré, mais Doula semble avoir adoré la recette. Il en a même remangé le lendemain matin en rentrant de sa garde...
Aujourd'hui, mission accomplie! Demain, c'est le grand départ. La journée d'aujourd'hui est riche en émotions tout comme l'était le 7 ocotbre dernier à mon départ de Québec. Maria et moi avons fait ce matin notre dernière visite au CHD, au CSCOM, à OSV Jordan, à l'université, à La Fraîcheur, à la piscine, au cyber, etc. Bref, tous les endroits que nous avons fréquentés durant les deux derniers mois. Nous avons salué et remercié tous ces gens qui nous ont vu progresser au cours des dernières semaines. Ce soir, c'est mon dernier repas avec Carine et Doula. J'ai l'impression que la soirée se terminera tard, car bon nombre d'amis risquent de venir dire un dernier bonjour à la maison. Les aurevoirs, ce n'est jamais facile... Au revoir Parakou...
Le retour sur Cotonou est prévu pour demain matin 10h30. Le chauffeur viendra nous chercher à la maison. Pour les derniers jours, nous avons prévu voyager un peu dans le sud du pays. Pour les connaisseurs, au programme nous avons: Ganvié et les Aguégués (villages lacustres sur pilotis), Ouidah et la route des esclaves, le temple des pytons et la porte du non-retour, les plages de Grand-Popo et de Fidjrossé, Porto-Novo (la capitale) et finalement Cotonou et son grand marché Dantokpa après quoi nous reprendrons l'avion pour le Canada le 17 décembre prochain. Bien entendu, même si je suis à Cotonou, j'essaierai de mettre mon blog à jour et de vous faire part des dernières nouvelles. A partir de maintenant, notre rythme de vie sera bien différent. Finis la vie béninoise, c'est maintenant le temps de faire les touristes. Pour les premiers jours de notre voyage, nous aurons un chauffeur à notre disposition (le chauffeur de Nadia, une étudiant en médecine dont les parents sont relativement aisés). Pour les deux derniers jours, les zems et/ou les taxis brousses seront nos moyens de locomotion.
Voilà pour le moment. J'anticipe le retour dans le froid, la neige et l'esprit de Noël (ici, il n'y a pas d'ambiance des fêtes, presque tous les habitants de Parakou sont musulmans). J'essaierai d'écrire au moins une fois à Cotonou pour vous faire part de notre voyage.
Bons examens à ceux et celles en fin de session.
Simon
mardi 4 décembre 2007
Un weekend à la Pendjari
Bonne tempête à tous!
Température
Nuageux, 32 degrés
Santé
Toujours rien à signaler, même pas de diarrhée!
Actualité locale
C'est la foire nationale de Parakou. Commerçants, artisants et exposants nous présentent leurs produits à la Place Bio-Guerra (pour les habitués, c'est le rond-point du maquis La Fraîcheur).
Découverte du jour
Jouer de vrais rythmes au djembé...
Nouvelles
Je sais que plusieurs attendaient ce message, surtout nos prédécesseurs qui n'avaient pu se rendre au parc en raison de la saison des pluies. Nous avons enfin visiter le parc national de la Pendjari, un vrai safari!
Départ de Parakou vendredi dernier avec un peu de retard (au Bénin, c'est normal!). Arrivé à l'hôtel, le directeur de l'établissement nous attendait avec notre contact à Natitingou, M Claude. Très bel hôtel, paradisiaque du style formule tout inclus (des années 60), mais malheureusement, rien n'était inclus. Tous les repas et boissons étaient à nos frais. On prend donc possession de notre chambre, installons notre moustiquaire et fillons au restaurant pour manger un bon repas à saveurs occidentales. C'est bien différent de l'igname et de la sauce monyo. Pendant le repas, j'ai presque du faire un sauvetage d'une victime paniquée dans la piscine de l'hôtel. Puisque la grande majorité des Béninois ne savent pas nager (et qu'ils aiment nager!?!), ils s'aventurent souvent un peu loin du bord. C'est ce qui est arrivé à la dame qui était en détresse. Tel un bon sauveteur, j'ai voulu appliquer l'approche échelonnée, mais n'ayant rien à lancer, ni à tendre, j'allais devoir sauter jusqu'à ce que son mari, qui se baignait avec elle, décida enfin de l'aider. Ce n'en fut de peu pour que je saute. Après ce repas mouvementé, une nuit à l'air climatisée fut très appréciée! Le lendemain, levé à 4h15 AM, douche à l'eau chaude (hey oui, après tout près de 10 semaines sous l'eau froide, on apprécie particulièrement ce petit confort) et finalement départ pour la Pendjari à 5h00 AM avec notre chauffeur, Victor, et notre guide, Joseph. Les gens de l'hôtel nous avaient préparé un petit-déjeuner pour emporter. Arrivée à Tanguiéta, la ville voisine, nous devions trouver de la gazole pour le véhicule. Petit problème, rupture de gazole dans la région. Impossible d'en trouver à moins d'avoir des contacts (c'est ainsi au Bénin!). Heureusement, notre guide avait un cousin qui connait bien le responsable de la station d'essence et il a réussi à nous trouver de la gazole en réveillant le pompiste. Toute qu'une histoire! Bref, le 4 X 4 bien rempli, nous avons continué notre route. Arrivée au parc vers 7h15, ouvrons maintenant les yeux en quête d'animaux sauvage. Sur la route, une famille de babouins et de nombreux oiseaux. Arrivée à la mare Bari, des crocodiles, des hipopotames, des antilopes et d'autres oiseaux et babouins nous attendaient. Le matin est la meilleure période de la journée pour l'observation des animaux près des mares. Nous continuons donc notre route et rencontrons des phacochères, un buffle, des vervets (espèce de singe) et encore des antilopes. Plus loin, des waterboaks, d'autres espèces d'antilopes (dont des antilopes cheval) et encore des hypopotames. Malheureusement, pas d'éléphant, ni de lion et encore moins de guépard, espèces très rarement observés à la Pendjari. Pour ceux et celles qui espéraient que je vois des giraffes, et bien il n'y en a pas au Bénin, c'est au Niger qu'on les retrouve majoritairement. Après un arrêt à l'hôtel de la Pendjari pour le déjeuner, nous voilà repartis pour une deuxième tentative sur le sentier Fogou (sentier ou il est plus susceptible de rencontrer des éléphants), mais sans succès. Sur le chemin du retour, beaucoup d'animaux, mais souvent les mêmes espèces déjà rencontréesà l'allée. Il ne faut surtout pas oublier les termitières cathédrales, les nombreux Baobabs, les Rôniers et toutes les autres espèces de plantes exotiques rencontrées sur notre route. A la sortie du parc, brève escale à la chute de Tanougou s'impose. De superbes cascades hautes d'une cinquentaine de mètres telles qu'on les voit dans les films. Le retour à l'hôtel s'est fait de nuit telle que la journée avait commencé. Arrivée à l'hôtel, souper et dodo! Le dimanche, visiste du pays Somba et ses nombreux tatas (maisons). Avant d'entreprendre notre visite, une halte au musée ethnographique de Natitingou s'impose. Musée très intéressant, mais comme tous les musées du Bénin, un tentinet mal entretenu. Ensuite, notre chauffeur, Victor, nous amène dans le pays Somba jusqu'à Boukoumbé, ville à 50 km de Natitingou. Sur notre chemin, Victor nous a négocier des visites dans trois types de tata différents. Nous avions eu les explications de ces différences lors de notre visite au musée quelques heures plus tôt. Au retour de Boukoumbé, arrêt au belvédère Koussoukouangou ou un paysage de la plaine du Gourna et le Togo, tout proche, était absolument magnifique. Sans doute le plus beau paysage du Bénin. Retour sur Natitingou ou notre chauffeur, M GAWE, nous attendait pour le retour sur Parakou. Un weekend mémorable ou faune, flore et nature ont été au rendez-vous.
Cette semaine, c'est la dernière à Parakou. Le moment des adieux est arrivé. Maria et moi préparons, pour samedi prochain, un repas typiquement canadien pour nos amis Béninois. Au menu, soupe aux pois en entrée, pâté chinois comme plat de résistance et finalement, grand-pères dans le sirop pour le dessert. Nous avons bien hâte de voir leur réaction au moment de leur première bouchée! Au CHD, la semaine sera très variée. Techniquement, c'est la gynéco-ostétrique qui était au programme, mais puisque c'est notre dernière semaine, j'ai fait quelques ajouts à mon horaire: consultation et psychiatrie et avec le Dr Salman au CIPEC ainsi que visite des laboratoires de bactériologie, d'hématologie, de biochimie, de radiologie et du centre de kinésithérapie ou quatre finissantes Belges viennent de se joindre à l'équipe pour les trois prochains mois.
Hier, nous avons rencontré au CHD un groupe d'étudiants en médecine de l'Université d'Ottawa qui ont fait un stage au CHU de Cotonou durant les cinq dernière semaines. C'est un partenariat existant depuis quelques années semble-t-il. Ils sont venus visiter le CHD au passage et continuent leur route vers Natitingou ou leur départ du Bénin est prévu vendredi prochain. Ce fut bien apprécié de pouvoir parler "québécois" avec eux...
Nous préparons les derniers jours ou nous prévoyons visiter quelques attraits touristiques du sud du pays avant de rentrer.
Aujourd'hui nous avons eu notre premier cours de djembé (tam-tam) avec Wilfrid. Je peux vous dire que ce fut tout un défi pour un gars qui n'a pas beaucoup de rythme, mais je m'en suis quand même bien tiré...
J'ai bien hâte de tous vous revoir et n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog. C'est toujours un grand plaisir de vous lire.
Bonne semaine et bon pelletage!
Simon
Température
Nuageux, 32 degrés
Santé
Toujours rien à signaler, même pas de diarrhée!
Actualité locale
C'est la foire nationale de Parakou. Commerçants, artisants et exposants nous présentent leurs produits à la Place Bio-Guerra (pour les habitués, c'est le rond-point du maquis La Fraîcheur).
Découverte du jour
Jouer de vrais rythmes au djembé...
Nouvelles
Je sais que plusieurs attendaient ce message, surtout nos prédécesseurs qui n'avaient pu se rendre au parc en raison de la saison des pluies. Nous avons enfin visiter le parc national de la Pendjari, un vrai safari!
Départ de Parakou vendredi dernier avec un peu de retard (au Bénin, c'est normal!). Arrivé à l'hôtel, le directeur de l'établissement nous attendait avec notre contact à Natitingou, M Claude. Très bel hôtel, paradisiaque du style formule tout inclus (des années 60), mais malheureusement, rien n'était inclus. Tous les repas et boissons étaient à nos frais. On prend donc possession de notre chambre, installons notre moustiquaire et fillons au restaurant pour manger un bon repas à saveurs occidentales. C'est bien différent de l'igname et de la sauce monyo. Pendant le repas, j'ai presque du faire un sauvetage d'une victime paniquée dans la piscine de l'hôtel. Puisque la grande majorité des Béninois ne savent pas nager (et qu'ils aiment nager!?!), ils s'aventurent souvent un peu loin du bord. C'est ce qui est arrivé à la dame qui était en détresse. Tel un bon sauveteur, j'ai voulu appliquer l'approche échelonnée, mais n'ayant rien à lancer, ni à tendre, j'allais devoir sauter jusqu'à ce que son mari, qui se baignait avec elle, décida enfin de l'aider. Ce n'en fut de peu pour que je saute. Après ce repas mouvementé, une nuit à l'air climatisée fut très appréciée! Le lendemain, levé à 4h15 AM, douche à l'eau chaude (hey oui, après tout près de 10 semaines sous l'eau froide, on apprécie particulièrement ce petit confort) et finalement départ pour la Pendjari à 5h00 AM avec notre chauffeur, Victor, et notre guide, Joseph. Les gens de l'hôtel nous avaient préparé un petit-déjeuner pour emporter. Arrivée à Tanguiéta, la ville voisine, nous devions trouver de la gazole pour le véhicule. Petit problème, rupture de gazole dans la région. Impossible d'en trouver à moins d'avoir des contacts (c'est ainsi au Bénin!). Heureusement, notre guide avait un cousin qui connait bien le responsable de la station d'essence et il a réussi à nous trouver de la gazole en réveillant le pompiste. Toute qu'une histoire! Bref, le 4 X 4 bien rempli, nous avons continué notre route. Arrivée au parc vers 7h15, ouvrons maintenant les yeux en quête d'animaux sauvage. Sur la route, une famille de babouins et de nombreux oiseaux. Arrivée à la mare Bari, des crocodiles, des hipopotames, des antilopes et d'autres oiseaux et babouins nous attendaient. Le matin est la meilleure période de la journée pour l'observation des animaux près des mares. Nous continuons donc notre route et rencontrons des phacochères, un buffle, des vervets (espèce de singe) et encore des antilopes. Plus loin, des waterboaks, d'autres espèces d'antilopes (dont des antilopes cheval) et encore des hypopotames. Malheureusement, pas d'éléphant, ni de lion et encore moins de guépard, espèces très rarement observés à la Pendjari. Pour ceux et celles qui espéraient que je vois des giraffes, et bien il n'y en a pas au Bénin, c'est au Niger qu'on les retrouve majoritairement. Après un arrêt à l'hôtel de la Pendjari pour le déjeuner, nous voilà repartis pour une deuxième tentative sur le sentier Fogou (sentier ou il est plus susceptible de rencontrer des éléphants), mais sans succès. Sur le chemin du retour, beaucoup d'animaux, mais souvent les mêmes espèces déjà rencontréesà l'allée. Il ne faut surtout pas oublier les termitières cathédrales, les nombreux Baobabs, les Rôniers et toutes les autres espèces de plantes exotiques rencontrées sur notre route. A la sortie du parc, brève escale à la chute de Tanougou s'impose. De superbes cascades hautes d'une cinquentaine de mètres telles qu'on les voit dans les films. Le retour à l'hôtel s'est fait de nuit telle que la journée avait commencé. Arrivée à l'hôtel, souper et dodo! Le dimanche, visiste du pays Somba et ses nombreux tatas (maisons). Avant d'entreprendre notre visite, une halte au musée ethnographique de Natitingou s'impose. Musée très intéressant, mais comme tous les musées du Bénin, un tentinet mal entretenu. Ensuite, notre chauffeur, Victor, nous amène dans le pays Somba jusqu'à Boukoumbé, ville à 50 km de Natitingou. Sur notre chemin, Victor nous a négocier des visites dans trois types de tata différents. Nous avions eu les explications de ces différences lors de notre visite au musée quelques heures plus tôt. Au retour de Boukoumbé, arrêt au belvédère Koussoukouangou ou un paysage de la plaine du Gourna et le Togo, tout proche, était absolument magnifique. Sans doute le plus beau paysage du Bénin. Retour sur Natitingou ou notre chauffeur, M GAWE, nous attendait pour le retour sur Parakou. Un weekend mémorable ou faune, flore et nature ont été au rendez-vous.
Cette semaine, c'est la dernière à Parakou. Le moment des adieux est arrivé. Maria et moi préparons, pour samedi prochain, un repas typiquement canadien pour nos amis Béninois. Au menu, soupe aux pois en entrée, pâté chinois comme plat de résistance et finalement, grand-pères dans le sirop pour le dessert. Nous avons bien hâte de voir leur réaction au moment de leur première bouchée! Au CHD, la semaine sera très variée. Techniquement, c'est la gynéco-ostétrique qui était au programme, mais puisque c'est notre dernière semaine, j'ai fait quelques ajouts à mon horaire: consultation et psychiatrie et avec le Dr Salman au CIPEC ainsi que visite des laboratoires de bactériologie, d'hématologie, de biochimie, de radiologie et du centre de kinésithérapie ou quatre finissantes Belges viennent de se joindre à l'équipe pour les trois prochains mois.
Hier, nous avons rencontré au CHD un groupe d'étudiants en médecine de l'Université d'Ottawa qui ont fait un stage au CHU de Cotonou durant les cinq dernière semaines. C'est un partenariat existant depuis quelques années semble-t-il. Ils sont venus visiter le CHD au passage et continuent leur route vers Natitingou ou leur départ du Bénin est prévu vendredi prochain. Ce fut bien apprécié de pouvoir parler "québécois" avec eux...
Nous préparons les derniers jours ou nous prévoyons visiter quelques attraits touristiques du sud du pays avant de rentrer.
Aujourd'hui nous avons eu notre premier cours de djembé (tam-tam) avec Wilfrid. Je peux vous dire que ce fut tout un défi pour un gars qui n'a pas beaucoup de rythme, mais je m'en suis quand même bien tiré...
J'ai bien hâte de tous vous revoir et n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog. C'est toujours un grand plaisir de vous lire.
Bonne semaine et bon pelletage!
Simon
mardi 27 novembre 2007
Une journée type...
Bonjour tout le monde!
Temperature
Ensoleillé, 34 degrés!
Santé
Tout va très bien!
Actualité locale
Miss Bénin 2007 a été élue!
Découverte du jour
On peut même transporter un matelat queen sur sa tête, sur une moto!
Nouvelles
Depuis la semaine dernière, peu de nouveauté. Nous sommes retournés au CHD et je suis présentement dans le service de la pédiatrie ou le paludisme n'est presque le diagnostique exclusif. Beaucoup d'enfant sont malades ici et ce n'est pas toujours très motivant d'aller au stage... Pour certains patients, c'est notre moral qui en prend un coup! Surtout quand on voit des poupons d'à peine quelques jours agonisant sur un lit, c'est parfois très difficile.
Puisque qu'à l'habitude, je raconte toujours des événements hors de l'ordinaire, j'ai décidé aujourd'hui de vous raconter l'"ordinaire", c'est-à-dire que je décrirai une journée typique de ma vie à Parakou.
Réveille entre 5h30 et 6h30 le matin (depuis mon arrivée, j'ai beaucoup de difficulté à dormir le matin), je fais donc de la lecture et de la planification dans mon lit en écoutant de la musique avec mon Ipod. A 7h00, le lever. Je prends mon Centrum quotidien (questions d'avoir toutes mes vitamines et minéraux) et je prends ma douche. Excellent réveille ici compte tenu qu'il n'y a pas d'eau chaude. Après la douche, je m'habille et prends soin d'appliquer la Watkins (pomade anti-moustique). A 7h30, le petit-déjeuner: croissant, tartinade au chocolat, fruits et jus sont au rendez-vous. Les Béninois n'ont pas l'habitude de déjeuner à leur réveil, c'est pourquoi j'ai pris l'initiative de m'acheter quelque chose de plus "occidental" pour manger le matin. En déjeunant, je regarde le téléjournal de Radio-Canada sur TV5 monde (ça me permet de suivre l'actualité canadienne à tous les jours...). Après le petit-déjeuner, je quitte pour l'hôpital vers 8h00. Jacques, mon zem privé, vient me chercher à la maison. A 8h30, c'est le staff. A l'image d'un retour sur la garde chez nous, il s'agit d'une réunion regroupant tous les étudiants en médecine des différentes années, les internes, les médecins et quelques infirmiers. Les étudiants ayant fait la garde des dernières 24 heures présentent les cas les plus intéressants. J'ai beaucoup de doute quant à l'utilité de ces rencontres, puisqu'elles sont nullement pédagogiques, on ne fait que s'obstiner sur des termes ou expressions médicales et les médecins diminuent souvent les étudiants, on ne profite pas au maximum de ce moment pour y faire de la formation... Apès le staff, c'est la tournée des patients. Chaque étudiant a une salle d'hospitalisation qui lui est assignée. C'est dont en compagnie des étudiants que nous faisont la tournée. A 12h00, c'est la fin des stages. Nous pouvons rester à l'hôpital, mais ce n'est pas de très grand intérêt puisqu'au Bénin, tous quittent vers midi pour revenir vers 15h00. C'est l'heure du repos! C'est à 15h00 que les étudians ont leur cours. Pour ma part, à 12h00 nous quittons et allons manger quelques part. Application de Watkins à nouveau. L'après-midi est souvent réservé pour les promenades et l'exploration de la ville, les rencontres, la correspondance, la baignade à la piscine (on fait la belle vie hein?), etc. Maria et moi marchons beaucoup dans Parakou. Notre résolution: aucun déplacement en zem à l'exception du premier déplacement du matin. Nous marchons donc entre 10 et 15 km par jour ici. Mes souliers commencent à être usés... Autre application de Watkins avant de rentrer. Le retour à la maison se fait vers 18h00 ou nous préparons le souper et regardons, toujours sur TV5 monde, Question pour un champion (jeu questionnaire) suivi du Commissariat de Tampy (télésérie du Burkina Faso relatant les activités d'un commissariat de Ouagadougou; pas très bon mais ridiculement drôle, on pourrait même l'utiliser pour l'événement Total crap à Québec!) et Un gars, une fille (hey oui, la version québécoise!). Vers 20h00, c'est le souper suivi des infos sur France 24 ou TV5 monde (le journal de France 2). Finalement, la soirée est réservée à la causerie, la télé et, de temps à autre, nous allons prendre un pot (une bière) à La Fraîcheur (maquis/buvette près de l'hôpital). Je me couche relativement tôt ici, vers 22h00 tout au plus (à l'exception du jeudi ou c'est la Carte au trésor sur TV5 (émission ou deux conccurents s'affrontent dans une course au trésor, avec hélicoptère, à travers une région de France). Voilà, c'est la journée type à Parakou.
Le weekend prochain, c'est la visite du Park de la Pendjari. Nous organisons présentement le séjour. En espérant que tout se déroule comme prévu... Nous prendrons des photos!
Parlant de photos, j'ai réussi à en mettre quelques une (11 pour être exact) à votre disposition. Vous me direz que ce n'est pas beauoup, mais avec l'équipement informatique d'ici, c'est presqu'un exploit compte tenu que cela m'a pris plus d'une heure! Voici les instructions:
1. Rendez-vous sur www.flickr.com
2. Cliquez sur rechercher (en laissant la boîte de texte vide)
3. Une autre page s'affichera et vous cliquerez sur "Personne" au-dessus de la boîte de texte (vous ferez donc la recherche d'une personne).
4. Assurez-vous qu'en dessous de la boîte de texte c'est bien "Nom ou adresse courriel" qui est coché.
5. Entrez dans la boîte de texte: simon.kind@yahoo.ca
6. Cliquez sur rechercher et les 11 photos devraient s'afficher. Vous pourrez ensuite les agrandir au besoin.
Voilà! Bonne exploration!
Continuez d'écrire (surtout les lecteurs ne s'ayant pas encore manifesté...) et bonne semaine... Il nous en reste moins de deux à Parakou, nous revenons donc très bientôt.
Aurevoir,
Simon
Temperature
Ensoleillé, 34 degrés!
Santé
Tout va très bien!
Actualité locale
Miss Bénin 2007 a été élue!
Découverte du jour
On peut même transporter un matelat queen sur sa tête, sur une moto!
Nouvelles
Depuis la semaine dernière, peu de nouveauté. Nous sommes retournés au CHD et je suis présentement dans le service de la pédiatrie ou le paludisme n'est presque le diagnostique exclusif. Beaucoup d'enfant sont malades ici et ce n'est pas toujours très motivant d'aller au stage... Pour certains patients, c'est notre moral qui en prend un coup! Surtout quand on voit des poupons d'à peine quelques jours agonisant sur un lit, c'est parfois très difficile.
Puisque qu'à l'habitude, je raconte toujours des événements hors de l'ordinaire, j'ai décidé aujourd'hui de vous raconter l'"ordinaire", c'est-à-dire que je décrirai une journée typique de ma vie à Parakou.
Réveille entre 5h30 et 6h30 le matin (depuis mon arrivée, j'ai beaucoup de difficulté à dormir le matin), je fais donc de la lecture et de la planification dans mon lit en écoutant de la musique avec mon Ipod. A 7h00, le lever. Je prends mon Centrum quotidien (questions d'avoir toutes mes vitamines et minéraux) et je prends ma douche. Excellent réveille ici compte tenu qu'il n'y a pas d'eau chaude. Après la douche, je m'habille et prends soin d'appliquer la Watkins (pomade anti-moustique). A 7h30, le petit-déjeuner: croissant, tartinade au chocolat, fruits et jus sont au rendez-vous. Les Béninois n'ont pas l'habitude de déjeuner à leur réveil, c'est pourquoi j'ai pris l'initiative de m'acheter quelque chose de plus "occidental" pour manger le matin. En déjeunant, je regarde le téléjournal de Radio-Canada sur TV5 monde (ça me permet de suivre l'actualité canadienne à tous les jours...). Après le petit-déjeuner, je quitte pour l'hôpital vers 8h00. Jacques, mon zem privé, vient me chercher à la maison. A 8h30, c'est le staff. A l'image d'un retour sur la garde chez nous, il s'agit d'une réunion regroupant tous les étudiants en médecine des différentes années, les internes, les médecins et quelques infirmiers. Les étudiants ayant fait la garde des dernières 24 heures présentent les cas les plus intéressants. J'ai beaucoup de doute quant à l'utilité de ces rencontres, puisqu'elles sont nullement pédagogiques, on ne fait que s'obstiner sur des termes ou expressions médicales et les médecins diminuent souvent les étudiants, on ne profite pas au maximum de ce moment pour y faire de la formation... Apès le staff, c'est la tournée des patients. Chaque étudiant a une salle d'hospitalisation qui lui est assignée. C'est dont en compagnie des étudiants que nous faisont la tournée. A 12h00, c'est la fin des stages. Nous pouvons rester à l'hôpital, mais ce n'est pas de très grand intérêt puisqu'au Bénin, tous quittent vers midi pour revenir vers 15h00. C'est l'heure du repos! C'est à 15h00 que les étudians ont leur cours. Pour ma part, à 12h00 nous quittons et allons manger quelques part. Application de Watkins à nouveau. L'après-midi est souvent réservé pour les promenades et l'exploration de la ville, les rencontres, la correspondance, la baignade à la piscine (on fait la belle vie hein?), etc. Maria et moi marchons beaucoup dans Parakou. Notre résolution: aucun déplacement en zem à l'exception du premier déplacement du matin. Nous marchons donc entre 10 et 15 km par jour ici. Mes souliers commencent à être usés... Autre application de Watkins avant de rentrer. Le retour à la maison se fait vers 18h00 ou nous préparons le souper et regardons, toujours sur TV5 monde, Question pour un champion (jeu questionnaire) suivi du Commissariat de Tampy (télésérie du Burkina Faso relatant les activités d'un commissariat de Ouagadougou; pas très bon mais ridiculement drôle, on pourrait même l'utiliser pour l'événement Total crap à Québec!) et Un gars, une fille (hey oui, la version québécoise!). Vers 20h00, c'est le souper suivi des infos sur France 24 ou TV5 monde (le journal de France 2). Finalement, la soirée est réservée à la causerie, la télé et, de temps à autre, nous allons prendre un pot (une bière) à La Fraîcheur (maquis/buvette près de l'hôpital). Je me couche relativement tôt ici, vers 22h00 tout au plus (à l'exception du jeudi ou c'est la Carte au trésor sur TV5 (émission ou deux conccurents s'affrontent dans une course au trésor, avec hélicoptère, à travers une région de France). Voilà, c'est la journée type à Parakou.
Le weekend prochain, c'est la visite du Park de la Pendjari. Nous organisons présentement le séjour. En espérant que tout se déroule comme prévu... Nous prendrons des photos!
Parlant de photos, j'ai réussi à en mettre quelques une (11 pour être exact) à votre disposition. Vous me direz que ce n'est pas beauoup, mais avec l'équipement informatique d'ici, c'est presqu'un exploit compte tenu que cela m'a pris plus d'une heure! Voici les instructions:
1. Rendez-vous sur www.flickr.com
2. Cliquez sur rechercher (en laissant la boîte de texte vide)
3. Une autre page s'affichera et vous cliquerez sur "Personne" au-dessus de la boîte de texte (vous ferez donc la recherche d'une personne).
4. Assurez-vous qu'en dessous de la boîte de texte c'est bien "Nom ou adresse courriel" qui est coché.
5. Entrez dans la boîte de texte: simon.kind@yahoo.ca
6. Cliquez sur rechercher et les 11 photos devraient s'afficher. Vous pourrez ensuite les agrandir au besoin.
Voilà! Bonne exploration!
Continuez d'écrire (surtout les lecteurs ne s'ayant pas encore manifesté...) et bonne semaine... Il nous en reste moins de deux à Parakou, nous revenons donc très bientôt.
Aurevoir,
Simon
jeudi 22 novembre 2007
Jour après jour...
Bonjour chers lecteurs!
Température
Ensoleillé, 35 degrés!
Santé
Rien à signaler, mais à part quelques maux de ventre légers mardi dernier. Rien de plus. On ne peut malheureusement pas en dire autant de ma collègue Maria qui est encore une fois au lit et très malade. Nous soupçonnons une gastro puisque la goutte-épaisse est revenue négative (la goutte-épaisse est le test diagnostique du paludisme (malaria)). Elle est sous Cipro depuis...
Actualité locale
La première dame est venue faire la distribution de jouets au CHD. Le problème: on a du utiliser une salle d'hospitalisation pour entreposer tous ces jouets et tous les lits sont dorénavant dans le corridor. Résultat: il n'y a plus assez d'espace pour les patients en pédiatrie, plein de beaux jouets dans une salle, des enfants malades dans les corridors et personne ne s'amusent avec les jouets. On a vérouillé la salle et les enfant n'y ont même pas accès. Etrange non?
Découverte du jour
On retrouve de la Glucosamine d'Adrien Gagnon dans une pharmacie de Parakou...
Nouvelles
Voilà qu'une autre semaine s'achève déjà. Le retour approche vite. Cette semaine, j'étais toujours au CSCom, à la maternité. J'ai donc pu y apprendre à faire l'examen des seins, le toucher vaginal, l'examen gynécologique, la mesure de la hauteur utérine, etc. Une semaine beaucoup plus profitable que la précédente.
Ce matin, j'ai fait la consultation au CDTT (Centre de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose). Il existe ce genre de centre dans les 77 CSCom du Bénin. L'infirmier en charge, Marc, m'a expliqué en détail la prise en charge de ces patients. Tout comme les patients atteints de VIH/SIDA, ceux-ci bénéficient gratuitement des médicaments anti-tuberculeux. Dès qu'une toux grasse persiste au-delà de trois semaines, on procède à un test de dépistage diagnostique qui consiste en l'analyse de trois échantillons de crachat (recherche du bacille de Koch). Dès que le diagnostique est fait, on procède au traitement. Le traitement est d'une durée de six mois (en cas de rehcute ou de reprise de traitement, la durée est de huit mois) et comporte deux phases: une phase intensive de deux mois ou le malade doit venir à tous les matins au centre de santé afin qu'on lui remettre sa médication (cette phase est très supervisée) et une phase de continuation de quatre mois ou le malade s'administre lui-même ses médicaments à la maison. On effectue quatre contrôles au cours du traitement. Bien entendu, on prend également soin d'évaluer la santé des proches du patient. Les enfants de moins de 5 ans bénéficient systématiquement et gratuitement d'une prophylaxie. Pour les autres, on regarde simplement s'il y a histoire de toux chronique avant de procéder à un dépistage. De plus, puisque les médicaments anti-tuberculeux créent une augmentation considérable de l'appétit chez son utilisateur, l'état béninois bénéficie d'une important subvention du FMI (Fond Mondial International) qui distribue des vives aux patients tuberculeux. Le taux de succès de ce programme de dépiatage et de traitement est estimé à 80%. Un excellent score pour un pays en développement.
C'est maintenant le moment d'une autre rubrique "information sur le Bénin"...
Comme je l'avais déjà annoncé en octobre, je m'attarderai aujourd'hui au problème de la prostitution. Avec mes amis de l'OSV Jordan (l'organisme faisant de la prévention ITS et VIH/SIDA auprès de groupes cibles) , j'ai eu la chance d'explorer davantage ce sujet. Ici, on distingue deux types de prostitution: les prostitués dites "affichées" et les "clandestines" ou "déguisées". Le premier groupe, ce sont les prostitués qui font la rue comme celles que nous connaissons chez nous. Avec Adam, un animateur de l'OSV Jordan, j'ai pu visiter leur lieu de travail. Il s'agit d'une concession à l'intérieur de laquelle on retrouve plusieurs chambres allignées à la manière d'un motel. L'installation est très rudimentaire: paillotte en dessous de laquelle on retrouve la porte d'entrée (en fait il s'agit d'un simple drap) suivi d'une chambre. Ces prostitués sont regroupées et forment une "association". Les plus vieilles sont souvent les leaders du groupe. Lorsqu'il y a un problème (ex: violence ou dispute), elles se réunissent pour en discuter et ce sont ces leaders qui animent la rencontre. Celles-ci sont aussi, pour l'OSV Jordan, des PE (Paires enseignantes), c'est-à-dire des personnes ressources que l'OSV Jordan a formé et qui font de la prévention à l'intérieur de leur groupe. Le message passe souvent plus efficacement ainsi. L'OSV Jordan fournit également gratuitement à ces groupes des préservatifs.
Le deuxième groupe, les "clandestines", ce sont en fait les travailleuses de bar, les barmaids! La plupart d'entres elles se laissent séduire, apprivoiser par leurs clients. Puisque celles-ci sont très mal payées, c'est donc un moyen pour elles de compléter aisément leur salaire. L'approche n'est pas aussi direct que pour les "affichées", ici, une séduction s'impose (celle-ci peut même prendre quelques jours). Ces séducteurs bénéficient par la suite d'un traitement de faveur lorsqu'ils revviennent à la buvette (terme désignant le bar ici) et on s'en rend vite compte lorsqu'on sort pour prendre un pot et que l'on met 30 minutes à être servi tandis que la table voisine bénéficie d'un service éclair et impeccable. Souvent, il s'agit de leur clients... Et ce jeu de séduction se poursuit à toutes les visites... C'est pourquoi l'OSV Jordan fait également de la préventions auprès de ce groupe cible, même si souvent, celles-ci sont beaucoup moins réceptives que les autres groupes.
Voilà! J'espère vous avoir fait découvrir une autre facette de ce pays d'Afrique: Le Bénin.
Bonne journée et à bientôt. Continuez de m'écrire...
Simon
Température
Ensoleillé, 35 degrés!
Santé
Rien à signaler, mais à part quelques maux de ventre légers mardi dernier. Rien de plus. On ne peut malheureusement pas en dire autant de ma collègue Maria qui est encore une fois au lit et très malade. Nous soupçonnons une gastro puisque la goutte-épaisse est revenue négative (la goutte-épaisse est le test diagnostique du paludisme (malaria)). Elle est sous Cipro depuis...
Actualité locale
La première dame est venue faire la distribution de jouets au CHD. Le problème: on a du utiliser une salle d'hospitalisation pour entreposer tous ces jouets et tous les lits sont dorénavant dans le corridor. Résultat: il n'y a plus assez d'espace pour les patients en pédiatrie, plein de beaux jouets dans une salle, des enfants malades dans les corridors et personne ne s'amusent avec les jouets. On a vérouillé la salle et les enfant n'y ont même pas accès. Etrange non?
Découverte du jour
On retrouve de la Glucosamine d'Adrien Gagnon dans une pharmacie de Parakou...
Nouvelles
Voilà qu'une autre semaine s'achève déjà. Le retour approche vite. Cette semaine, j'étais toujours au CSCom, à la maternité. J'ai donc pu y apprendre à faire l'examen des seins, le toucher vaginal, l'examen gynécologique, la mesure de la hauteur utérine, etc. Une semaine beaucoup plus profitable que la précédente.
Ce matin, j'ai fait la consultation au CDTT (Centre de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose). Il existe ce genre de centre dans les 77 CSCom du Bénin. L'infirmier en charge, Marc, m'a expliqué en détail la prise en charge de ces patients. Tout comme les patients atteints de VIH/SIDA, ceux-ci bénéficient gratuitement des médicaments anti-tuberculeux. Dès qu'une toux grasse persiste au-delà de trois semaines, on procède à un test de dépistage diagnostique qui consiste en l'analyse de trois échantillons de crachat (recherche du bacille de Koch). Dès que le diagnostique est fait, on procède au traitement. Le traitement est d'une durée de six mois (en cas de rehcute ou de reprise de traitement, la durée est de huit mois) et comporte deux phases: une phase intensive de deux mois ou le malade doit venir à tous les matins au centre de santé afin qu'on lui remettre sa médication (cette phase est très supervisée) et une phase de continuation de quatre mois ou le malade s'administre lui-même ses médicaments à la maison. On effectue quatre contrôles au cours du traitement. Bien entendu, on prend également soin d'évaluer la santé des proches du patient. Les enfants de moins de 5 ans bénéficient systématiquement et gratuitement d'une prophylaxie. Pour les autres, on regarde simplement s'il y a histoire de toux chronique avant de procéder à un dépistage. De plus, puisque les médicaments anti-tuberculeux créent une augmentation considérable de l'appétit chez son utilisateur, l'état béninois bénéficie d'une important subvention du FMI (Fond Mondial International) qui distribue des vives aux patients tuberculeux. Le taux de succès de ce programme de dépiatage et de traitement est estimé à 80%. Un excellent score pour un pays en développement.
C'est maintenant le moment d'une autre rubrique "information sur le Bénin"...
Comme je l'avais déjà annoncé en octobre, je m'attarderai aujourd'hui au problème de la prostitution. Avec mes amis de l'OSV Jordan (l'organisme faisant de la prévention ITS et VIH/SIDA auprès de groupes cibles) , j'ai eu la chance d'explorer davantage ce sujet. Ici, on distingue deux types de prostitution: les prostitués dites "affichées" et les "clandestines" ou "déguisées". Le premier groupe, ce sont les prostitués qui font la rue comme celles que nous connaissons chez nous. Avec Adam, un animateur de l'OSV Jordan, j'ai pu visiter leur lieu de travail. Il s'agit d'une concession à l'intérieur de laquelle on retrouve plusieurs chambres allignées à la manière d'un motel. L'installation est très rudimentaire: paillotte en dessous de laquelle on retrouve la porte d'entrée (en fait il s'agit d'un simple drap) suivi d'une chambre. Ces prostitués sont regroupées et forment une "association". Les plus vieilles sont souvent les leaders du groupe. Lorsqu'il y a un problème (ex: violence ou dispute), elles se réunissent pour en discuter et ce sont ces leaders qui animent la rencontre. Celles-ci sont aussi, pour l'OSV Jordan, des PE (Paires enseignantes), c'est-à-dire des personnes ressources que l'OSV Jordan a formé et qui font de la prévention à l'intérieur de leur groupe. Le message passe souvent plus efficacement ainsi. L'OSV Jordan fournit également gratuitement à ces groupes des préservatifs.
Le deuxième groupe, les "clandestines", ce sont en fait les travailleuses de bar, les barmaids! La plupart d'entres elles se laissent séduire, apprivoiser par leurs clients. Puisque celles-ci sont très mal payées, c'est donc un moyen pour elles de compléter aisément leur salaire. L'approche n'est pas aussi direct que pour les "affichées", ici, une séduction s'impose (celle-ci peut même prendre quelques jours). Ces séducteurs bénéficient par la suite d'un traitement de faveur lorsqu'ils revviennent à la buvette (terme désignant le bar ici) et on s'en rend vite compte lorsqu'on sort pour prendre un pot et que l'on met 30 minutes à être servi tandis que la table voisine bénéficie d'un service éclair et impeccable. Souvent, il s'agit de leur clients... Et ce jeu de séduction se poursuit à toutes les visites... C'est pourquoi l'OSV Jordan fait également de la préventions auprès de ce groupe cible, même si souvent, celles-ci sont beaucoup moins réceptives que les autres groupes.
Voilà! J'espère vous avoir fait découvrir une autre facette de ce pays d'Afrique: Le Bénin.
Bonne journée et à bientôt. Continuez de m'écrire...
Simon
vendredi 16 novembre 2007
Une semaine au CSCom
Bonne arrivée!
Température
Ensoleillée, 35 degré!
Santé
OK
Actualité locale
Des nouvelles de vos Ecureuils, ils sont en entraînement au Brésil en préparation de la CAN.
Découverte du jour
Ici, les résultats scolaires sont affichés à 3h00 AM!
Nouvelles
Voilà maintenant une autre semaine de passée. Il nous en reste que trois à Parakou! Cette semaine, ainsi que la semaine prochaine, nous sommes au CSCom (Centre se santé communautaire). Il s'agit d'un autre pallier du système sanitaire béninois. C'est en fait un intermédiaire entre le Centre de santé d'arrondissement (comme à Marégourou) et l'hôpital de zone (on en retrouve un dans chacune des communes du Bénin). Le CSCom, c'est deux département: la maternité (je vous disais que les Africains en font des bébés!) et le dispensaire. Nous avons également la possibilité de travailler au service de vaccination, au laboratoire et au centre de dépistage et des soins des tuberculeux. Pour ma part, j'ai jusqu'à maintenant fait le dispensaire et la vaccination. Comparativement à Marégourou, je n'ai pas été très actif cette semaine. On nous demande de s'asseoir et on nous dit d'observer. Pas très motivant. En fait, inccapable d'être au repos, j'ai dû me battre avec les infirmière pour pouvoir faire quelques injections et remplir les carnets de santé. Heureusement qu'à la vaccination, j'ai eu la chance de travailler avec David, un infirmier fort sympatique qui m'a gentiment expliqué le calendrier vaccinal béninois, les types de vaccins et leur mode d'administration. Après une brève démonstration, j'ai donc pu m'exercer à vacciner des dizaines d'enfants.
Nous avons également fait nos premières animations avec l'ONG OSV Jordan. C'est en compagnie des trois animateurs que nous nous sommes rendus dans un collège du quartier Zongo à Parakou pour faire les animations. Une animation de groupe et quelques animations individuelles. L'OSV Jordan est un ONG qui oeuvre dans la prévention/dépistage des ITSs et du VIH/SIDA. Les animateurs travaillent auprès d'étudiants, routiers, travailleuses du sexe, serveuses dans les bars... Bref, la clientèle à risque de contracter ces maladies. Tous les jours de la semaine, de 9h00 à 14h00, ils circulent à travers les différents groupes cibles pour faire de l'enseignement et de la prévention. Il s'agit d'un travail de terrain auquel nous avons, Maria et moi, participé mercredi dernier. Nous y retournons lundi et mercredi pour faire des tests rapides de dépistage auprès de militaires et nous irons faires des animations auprès des routiers et des travailleuses/clients des bars. Pour des étudiants en médecine, ce genre d'intervention est très pertinente.
Pour le weekend, ce sera plutôt tranquille. Nous préparons un voyage avec la faculté de médecine de l'Université de Parakou le premier weekend de décembre. Nous irons probablement au Parc national de la Pendjari pour voir les animaux et visiter de magnifiques cascades au nord du pays. De plus, nous avons fait la demande pour aller visiter le village Tata-Somba (voir la photo sur votre droite). Nous espérons que notre requête sera retenue.
Prochainement, j'essaierai de vous donner accès à quelques photos...
En atendant, continuer de m'écrire! J'ai hâte de ous vous revoir.
Simon
Température
Ensoleillée, 35 degré!
Santé
OK
Actualité locale
Des nouvelles de vos Ecureuils, ils sont en entraînement au Brésil en préparation de la CAN.
Découverte du jour
Ici, les résultats scolaires sont affichés à 3h00 AM!
Nouvelles
Voilà maintenant une autre semaine de passée. Il nous en reste que trois à Parakou! Cette semaine, ainsi que la semaine prochaine, nous sommes au CSCom (Centre se santé communautaire). Il s'agit d'un autre pallier du système sanitaire béninois. C'est en fait un intermédiaire entre le Centre de santé d'arrondissement (comme à Marégourou) et l'hôpital de zone (on en retrouve un dans chacune des communes du Bénin). Le CSCom, c'est deux département: la maternité (je vous disais que les Africains en font des bébés!) et le dispensaire. Nous avons également la possibilité de travailler au service de vaccination, au laboratoire et au centre de dépistage et des soins des tuberculeux. Pour ma part, j'ai jusqu'à maintenant fait le dispensaire et la vaccination. Comparativement à Marégourou, je n'ai pas été très actif cette semaine. On nous demande de s'asseoir et on nous dit d'observer. Pas très motivant. En fait, inccapable d'être au repos, j'ai dû me battre avec les infirmière pour pouvoir faire quelques injections et remplir les carnets de santé. Heureusement qu'à la vaccination, j'ai eu la chance de travailler avec David, un infirmier fort sympatique qui m'a gentiment expliqué le calendrier vaccinal béninois, les types de vaccins et leur mode d'administration. Après une brève démonstration, j'ai donc pu m'exercer à vacciner des dizaines d'enfants.
Nous avons également fait nos premières animations avec l'ONG OSV Jordan. C'est en compagnie des trois animateurs que nous nous sommes rendus dans un collège du quartier Zongo à Parakou pour faire les animations. Une animation de groupe et quelques animations individuelles. L'OSV Jordan est un ONG qui oeuvre dans la prévention/dépistage des ITSs et du VIH/SIDA. Les animateurs travaillent auprès d'étudiants, routiers, travailleuses du sexe, serveuses dans les bars... Bref, la clientèle à risque de contracter ces maladies. Tous les jours de la semaine, de 9h00 à 14h00, ils circulent à travers les différents groupes cibles pour faire de l'enseignement et de la prévention. Il s'agit d'un travail de terrain auquel nous avons, Maria et moi, participé mercredi dernier. Nous y retournons lundi et mercredi pour faire des tests rapides de dépistage auprès de militaires et nous irons faires des animations auprès des routiers et des travailleuses/clients des bars. Pour des étudiants en médecine, ce genre d'intervention est très pertinente.
Pour le weekend, ce sera plutôt tranquille. Nous préparons un voyage avec la faculté de médecine de l'Université de Parakou le premier weekend de décembre. Nous irons probablement au Parc national de la Pendjari pour voir les animaux et visiter de magnifiques cascades au nord du pays. De plus, nous avons fait la demande pour aller visiter le village Tata-Somba (voir la photo sur votre droite). Nous espérons que notre requête sera retenue.
Prochainement, j'essaierai de vous donner accès à quelques photos...
En atendant, continuer de m'écrire! J'ai hâte de ous vous revoir.
Simon
dimanche 11 novembre 2007
De retour de Marégourou (part two)
Ka sonsor... Ooo (vous devez répondre)
Température
Poussièreux!
Santé
OK
Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.
Découvertes du jour
On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!
Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...
Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...
Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...
Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.
Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.
A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!
Simon
Température
Poussièreux!
Santé
OK
Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.
Découvertes du jour
On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!
Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...
Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...
Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...
Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.
Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.
A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!
Simon
vendredi 9 novembre 2007
De retour de Marégourou (part one)
A kpunan do? (vous devez répondre "Alafia")
Température
Ensoleillé, nuits fraîches. On dort bien!
Santé
Excellente, malgré tout ce que j'ai avalé de bizarre durant ces 10 jours!
Actualité locale
L'absence de contact avec toute civilisation justifie très bien que je n'inscrive rien dans cette section.
Découvertes... de la semaine
Les latrines!
Les camps Peuls.
Conduire une moto.
Des accouchements.
Puiser de l'eau.
Déplumer un poulet.
Dans les villages, on invites les gens à un baptême en leur offrant de la gomme balloune. Pour un mariage, on offre aussi de la gomme ou des noix de Cola.
Nouvelles
Que de beaux moments j'ai vécus à Marégourou. Petit village d'environ 4500 habitants déconnecté de toute civilisation. Pas d'électricité (à l'exception de quelques chanceux qui bénéficient du courant entre 19h00 et 23h00 en raison d'une génératrice à pétrole; nous faisions partie de ce nombre!), pas de téléphone (le réseau n'est pas disponible), aucun service (mis à part un petit magasin général au centre du village qui n'entrepose que l'essentiel). A peine une voiture (ou un camion) de temps à autre dans le village, quelques motos seulement. Malgré tout, les villageois sont très débrouillards et s'autosuffisent très bien. Plusieurs font l'agriculture, la pêche, d'autres sont plus manuels et travaillent le métal, réparent les motos ou vendent des pièces. Les femmes font la nourriture sur le feux (pour les plus riche, on utilise le charbon) et s'occupent des enfants. On se réveille à la lueur du jour et le village s'anime. On entend les animaux, les enfants, le bruit des balais de paille raclant le sol et le son des pilons qui pilent l'igname. A travers ces bruits, quelques mots de bariba, la langue autochtone locale. Telle est la vie à Marégourou. Les gens y vivent au jour le jour, en harmonie avec la nature comme le faisaient nos grands parents et arrières grands parents...
J'étais logé chez le chef-poste du village, le major Bernardin. Le major, c'est lui qui dispense les soins de santé au villageois, c'est donc l'infirmier du village. Bernadin et sa famille vivent sans une maison à quelques pas seulement du dispensaire. D'un côté, on retrouve le dispensaire et de l'autre, la maternité, car en Afrique, on en fait des enfants!
C'est tout pour le moment! Dans un prochain message, je raconterai plus en détail mon séjour et ce que j'ai vécu là-bas.
Continuez de m'écrire. C'est motivant de voir qu'à tous les jours de nouveaux lecteurs s'ajoutent au nombre.
A kwansouci (à toute à l'heure!)
Simon
Température
Ensoleillé, nuits fraîches. On dort bien!
Santé
Excellente, malgré tout ce que j'ai avalé de bizarre durant ces 10 jours!
Actualité locale
L'absence de contact avec toute civilisation justifie très bien que je n'inscrive rien dans cette section.
Découvertes... de la semaine
Les latrines!
Les camps Peuls.
Conduire une moto.
Des accouchements.
Puiser de l'eau.
Déplumer un poulet.
Dans les villages, on invites les gens à un baptême en leur offrant de la gomme balloune. Pour un mariage, on offre aussi de la gomme ou des noix de Cola.
Nouvelles
Que de beaux moments j'ai vécus à Marégourou. Petit village d'environ 4500 habitants déconnecté de toute civilisation. Pas d'électricité (à l'exception de quelques chanceux qui bénéficient du courant entre 19h00 et 23h00 en raison d'une génératrice à pétrole; nous faisions partie de ce nombre!), pas de téléphone (le réseau n'est pas disponible), aucun service (mis à part un petit magasin général au centre du village qui n'entrepose que l'essentiel). A peine une voiture (ou un camion) de temps à autre dans le village, quelques motos seulement. Malgré tout, les villageois sont très débrouillards et s'autosuffisent très bien. Plusieurs font l'agriculture, la pêche, d'autres sont plus manuels et travaillent le métal, réparent les motos ou vendent des pièces. Les femmes font la nourriture sur le feux (pour les plus riche, on utilise le charbon) et s'occupent des enfants. On se réveille à la lueur du jour et le village s'anime. On entend les animaux, les enfants, le bruit des balais de paille raclant le sol et le son des pilons qui pilent l'igname. A travers ces bruits, quelques mots de bariba, la langue autochtone locale. Telle est la vie à Marégourou. Les gens y vivent au jour le jour, en harmonie avec la nature comme le faisaient nos grands parents et arrières grands parents...
J'étais logé chez le chef-poste du village, le major Bernardin. Le major, c'est lui qui dispense les soins de santé au villageois, c'est donc l'infirmier du village. Bernadin et sa famille vivent sans une maison à quelques pas seulement du dispensaire. D'un côté, on retrouve le dispensaire et de l'autre, la maternité, car en Afrique, on en fait des enfants!
C'est tout pour le moment! Dans un prochain message, je raconterai plus en détail mon séjour et ce que j'ai vécu là-bas.
Continuez de m'écrire. C'est motivant de voir qu'à tous les jours de nouveaux lecteurs s'ajoutent au nombre.
A kwansouci (à toute à l'heure!)
Simon
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Bonsoir!
Température
Très chaud et sec. Il y a beaucoup de poussière dans l'air. Nos vêtements deviennent rouge.
Santé
Mieux que jamais.
Actualité locale
Le réseau MOOV est épargné! Pas de coupure en vue.
Découverte du jour
Les Béninois mangent, mangent et mangent trop.
Nouvelles
Dans un premier temps, je présenterai notre court séjour à Abomey. Dans un second message, j'exposerai ma semaine dans le village de Marégourou.
Ici, les trajets en bus sont légèrement différents des nôtres. Plusieurs arrêts s'imposent: pour aller aux toilettes, pour acheter des produits au bord de la route, pour une panne, etc. A notre arrivée à Bohicon, là ou le bus fait arrêt, il a fallu faire vite. Premier obstacle: les dizaines de vendeurs ambulants qui vous passent sous le nez divers produits locaux les odeurs sont parfois douteuses. Les gens se bousculent et vous poussent pour descendre du bus. Une fois ce premier obstacle franchi, c'est le temps de récupérer les bagages. Plusieurs conducteurs de zem vous ont déjà identifié en tant que client potentiel (puisque vous êtes blanc). Ils s'acharnent à vouloir vous aider à prendre vos bagages. Comme nos amis Pegy et Mannix venaient nous chercher, nous n'avions pas besoin de leur service, mais ils ne semblaient rien comprendre jusqu'à ce que nos amis fassent leur apparition et leur expliquent clairement qu'on n'avait pas besoin d'eux. Une fois sur la route, nous devions nous diriger vers Abomey à quelques kilomètres de Bohicon. La promenade à moto fût interrompu à quelques reprises par les orages qui allongea quelque peu la durée du trajet. Une fois à la maison, Maria chez Mannix et moi chez Pegy, nous avons pu nous reposer un peu et manger. Le lendemain, un programme bien chargé nous attendait. Nous avons débuté notre journée par la visite du Palais d'Abomey. Là, un guide nous a fait visiter les lieux en relatant toutes les étapes de la dynastie des rois d'Abomey. Une ville très riche en histoire. Malheureusement, le gouvernement béninois n'investit pas beaucoup d'argent dans les sites touristiques et ceux-ci laissent souvent à désirer. Pourtant, ce palais est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Après la visite du palais, nous nous sommes rendu à la place GOHO ou une gigantesque statut du roi BEHANZIN veille à l'entrée de la ville. Par la suite, une visite du palais royale (comme dans plusieurs villes et villages du Bénin, il y a encore un roi à Abomey) s,impose. Après avoir longuement discuté avec un guide du palais, Pegy nous a négocié une audience avec le roi. Nous avons donc pu le rencontrer et discuter avec lui. Comme le veut la coutume, nous avons du enlever nos chaussures et nous prosterner devant lui avant de pouvoir lui adresser la parole. Il nous a ensuite invité à s'asseoir à ses côtés, avec ses conseillers, sur des nates. Il nous a offert un scotch et nous avons discuté avec lui. Un peu ventard et menteur ce roi! A notre retour à la maison, nous avons bien rit de ces quelques exagérations... Nous avons terminé la journée en trouvant le site d'une ancienne ville souterraine, près de Bohicon. Malheureusement, il était tard et nous devions préalablement planifier la visite avec le maire de la ville qui contrôle les opérations. Il s'agit en fait d'un site archéologique géré par la mairie de Bohicon. Nous planifierons peut-être une visite lors de notre retour sur Cotonou dans quelques semaines. Nous sommes donc retourné à la maison pour prendre un copieux repas, à la manière des Béninois!
Le lendemain, c'érait déjà le retour et nous avons du attendre le bus pendant près de 2 heures en raison d'un accident sur la route nationale. Notre retour s'est très bien passé malgré les nombreux arrêts...
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Simon
Température
Très chaud et sec. Il y a beaucoup de poussière dans l'air. Nos vêtements deviennent rouge.
Santé
Mieux que jamais.
Actualité locale
Le réseau MOOV est épargné! Pas de coupure en vue.
Découverte du jour
Les Béninois mangent, mangent et mangent trop.
Nouvelles
Dans un premier temps, je présenterai notre court séjour à Abomey. Dans un second message, j'exposerai ma semaine dans le village de Marégourou.
Ici, les trajets en bus sont légèrement différents des nôtres. Plusieurs arrêts s'imposent: pour aller aux toilettes, pour acheter des produits au bord de la route, pour une panne, etc. A notre arrivée à Bohicon, là ou le bus fait arrêt, il a fallu faire vite. Premier obstacle: les dizaines de vendeurs ambulants qui vous passent sous le nez divers produits locaux les odeurs sont parfois douteuses. Les gens se bousculent et vous poussent pour descendre du bus. Une fois ce premier obstacle franchi, c'est le temps de récupérer les bagages. Plusieurs conducteurs de zem vous ont déjà identifié en tant que client potentiel (puisque vous êtes blanc). Ils s'acharnent à vouloir vous aider à prendre vos bagages. Comme nos amis Pegy et Mannix venaient nous chercher, nous n'avions pas besoin de leur service, mais ils ne semblaient rien comprendre jusqu'à ce que nos amis fassent leur apparition et leur expliquent clairement qu'on n'avait pas besoin d'eux. Une fois sur la route, nous devions nous diriger vers Abomey à quelques kilomètres de Bohicon. La promenade à moto fût interrompu à quelques reprises par les orages qui allongea quelque peu la durée du trajet. Une fois à la maison, Maria chez Mannix et moi chez Pegy, nous avons pu nous reposer un peu et manger. Le lendemain, un programme bien chargé nous attendait. Nous avons débuté notre journée par la visite du Palais d'Abomey. Là, un guide nous a fait visiter les lieux en relatant toutes les étapes de la dynastie des rois d'Abomey. Une ville très riche en histoire. Malheureusement, le gouvernement béninois n'investit pas beaucoup d'argent dans les sites touristiques et ceux-ci laissent souvent à désirer. Pourtant, ce palais est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Après la visite du palais, nous nous sommes rendu à la place GOHO ou une gigantesque statut du roi BEHANZIN veille à l'entrée de la ville. Par la suite, une visite du palais royale (comme dans plusieurs villes et villages du Bénin, il y a encore un roi à Abomey) s,impose. Après avoir longuement discuté avec un guide du palais, Pegy nous a négocié une audience avec le roi. Nous avons donc pu le rencontrer et discuter avec lui. Comme le veut la coutume, nous avons du enlever nos chaussures et nous prosterner devant lui avant de pouvoir lui adresser la parole. Il nous a ensuite invité à s'asseoir à ses côtés, avec ses conseillers, sur des nates. Il nous a offert un scotch et nous avons discuté avec lui. Un peu ventard et menteur ce roi! A notre retour à la maison, nous avons bien rit de ces quelques exagérations... Nous avons terminé la journée en trouvant le site d'une ancienne ville souterraine, près de Bohicon. Malheureusement, il était tard et nous devions préalablement planifier la visite avec le maire de la ville qui contrôle les opérations. Il s'agit en fait d'un site archéologique géré par la mairie de Bohicon. Nous planifierons peut-être une visite lors de notre retour sur Cotonou dans quelques semaines. Nous sommes donc retourné à la maison pour prendre un copieux repas, à la manière des Béninois!
Le lendemain, c'érait déjà le retour et nous avons du attendre le bus pendant près de 2 heures en raison d'un accident sur la route nationale. Notre retour s'est très bien passé malgré les nombreux arrêts...
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Simon
vendredi 26 octobre 2007
Changements au programme...
Bonjour!
Température
35 degrés, c'est très chaud aujourd'hui!
Santé
Tout est OK!
Actualité locale
Rien pour le moment
Découverte du jour
Notre première expérience sur Confort Line, la compagnie d'autobus!
Nouvelles
Voilà que hier soir nous avons appris que nous quitterons Parakou pour la semaine d'intégration en village lundi matin. Comme nous serons en voyage ce weekend, il est fort possible que je ne puisse donner de nouvelles d'ici le 8 ou le 9 novembre. Je serai isolé dans le village de Marégourou, à 1h30 au nord de Parakou. Certains de mes prédécesseurs connaissent bien ce village. Claudine, je pourrai donc remettre tes photos en main propre aux villageois!
Je vous redonne des nouvelles à mon retour.
Simon
Température
35 degrés, c'est très chaud aujourd'hui!
Santé
Tout est OK!
Actualité locale
Rien pour le moment
Découverte du jour
Notre première expérience sur Confort Line, la compagnie d'autobus!
Nouvelles
Voilà que hier soir nous avons appris que nous quitterons Parakou pour la semaine d'intégration en village lundi matin. Comme nous serons en voyage ce weekend, il est fort possible que je ne puisse donner de nouvelles d'ici le 8 ou le 9 novembre. Je serai isolé dans le village de Marégourou, à 1h30 au nord de Parakou. Certains de mes prédécesseurs connaissent bien ce village. Claudine, je pourrai donc remettre tes photos en main propre aux villageois!
Je vous redonne des nouvelles à mon retour.
Simon
jeudi 25 octobre 2007
VIH/SIDA, une dure réalité...
Bonsoir!
Température
Entre 28 et 32 degré la nuit, je suis bien content d'avoir mon ventilateur!
Santé
La sauce aux piments ça brûle l'estomac! Vive le Pepto Bismol!
Découvertes du jour
La chaîne nationale diffuse une version béninoise de La Poule aux oeufs d'or
On vérifie si un patient est anémique en regardant la couleur de ses muqueuses
On entre à 8 dans une Peugeot 505!
Actualité locale
Le réseau de téléphonie cellulaire MOOV menacé de fermeture. Le gouvernement du Bénin impose une nouvelle taxe à la compagnie de télécommunication. Celle-ci refuse de payer.
Nouvelles
Après une enquête de trois jours dans les villages avoisinants les communes de Tchaourou et N'Dali, non loin de Parakou, il est maintenant temps pour moi de faire le point. L'enquête, qui était réalisée en collaboration avec le MCDI (Medical Care Development International) avait pour but de vérifier l'efficacité d'un programme de soins destiné aux enfant de moins de 5 ans, le PCIME. Ce programme a été instauré il y a maintenant plus de 4 ans et voici le temps de faire le point sur ce programme. Malheureusement, je me suis vite rendu compte que cette étude allait faire l'objet de nombreux biais. Pour ce qui était de ma tâche sur le terrain, j'ai surtout concentrer mes effort aux inspections des installations sanitaires. Certains m'ont confié qu'ici, le blanc à souvent plus de crédibilité pour ce genre d'exigence. J'ai aussi interrogé quelques mères avec l'aide d'interprètes, car les femmes parlent souvent que le dialecte local. Nous avons même eu une mère Peul (communauté autochtone africaine) avec qui nous ne pouvions communiquer. En présence de son mari, celle-ci refusait de nous adresser la parole. Elle se couvrait afin qu'on ne puisse la regarder dans les yeux. Il a donc fallu discuter avec le père (qui ne connaissait rien de l'enfant) avec une interprète qui parlait à peine français. C'est un peu comme le jeu du téléphone! Vous comprenez maintenant l'un des nombreux biais de cette étude... C'est aussi parfois très long d'attendre 3 heures qu'une mère viennent consulter avec son enfant malade...
Ce matin, Maria et moi avons fait les consultations des patienhts atteint du VIH/SIDA avec le Dr SOULEMAN. C'est une jeune médecin très intéressant et toujours prêt à nous expliquer les détails de sa profession et son rôle auprès de ses patients. C'est difficile de voir de jeunes mères âgées à peine de 25-26 ans atteintent du VIH/SIDA. Par manque d'éducation, plusieurs de ces patients ne de sont pas compliants au traitement des ARV (Anti Retro Viraux) et certains d'entre eux développent des résistances aux différents traitements. L'encadrement de ces patients est malheureusement insuffisant, mais l'équipe médical en charge de ceux-ci fait des miracles avec les moyens d'ici. Depuis 2004 les ARV sont disponibles et l'état béninois distribue gratuitement ces médicaments aux patients ayant un taux de CD4 inférieur à 200 (désolé pour ceux et celles qui ne sont pas dans le domaine de la santé!). Pour les autres, une prophylaxie gratuite est aussi disponible. Le VIH/SIDA, une dure réalité ici...
Demain matin, départ pour Abhomey et Bohicon. Nos amis Pegy et Mannix nous ont préparé un programme bien chargé. Nous avons bien hâte de connaître autre chose que Parakou!
Bon weekend!
Simon
Température
Entre 28 et 32 degré la nuit, je suis bien content d'avoir mon ventilateur!
Santé
La sauce aux piments ça brûle l'estomac! Vive le Pepto Bismol!
Découvertes du jour
La chaîne nationale diffuse une version béninoise de La Poule aux oeufs d'or
On vérifie si un patient est anémique en regardant la couleur de ses muqueuses
On entre à 8 dans une Peugeot 505!
Actualité locale
Le réseau de téléphonie cellulaire MOOV menacé de fermeture. Le gouvernement du Bénin impose une nouvelle taxe à la compagnie de télécommunication. Celle-ci refuse de payer.
Nouvelles
Après une enquête de trois jours dans les villages avoisinants les communes de Tchaourou et N'Dali, non loin de Parakou, il est maintenant temps pour moi de faire le point. L'enquête, qui était réalisée en collaboration avec le MCDI (Medical Care Development International) avait pour but de vérifier l'efficacité d'un programme de soins destiné aux enfant de moins de 5 ans, le PCIME. Ce programme a été instauré il y a maintenant plus de 4 ans et voici le temps de faire le point sur ce programme. Malheureusement, je me suis vite rendu compte que cette étude allait faire l'objet de nombreux biais. Pour ce qui était de ma tâche sur le terrain, j'ai surtout concentrer mes effort aux inspections des installations sanitaires. Certains m'ont confié qu'ici, le blanc à souvent plus de crédibilité pour ce genre d'exigence. J'ai aussi interrogé quelques mères avec l'aide d'interprètes, car les femmes parlent souvent que le dialecte local. Nous avons même eu une mère Peul (communauté autochtone africaine) avec qui nous ne pouvions communiquer. En présence de son mari, celle-ci refusait de nous adresser la parole. Elle se couvrait afin qu'on ne puisse la regarder dans les yeux. Il a donc fallu discuter avec le père (qui ne connaissait rien de l'enfant) avec une interprète qui parlait à peine français. C'est un peu comme le jeu du téléphone! Vous comprenez maintenant l'un des nombreux biais de cette étude... C'est aussi parfois très long d'attendre 3 heures qu'une mère viennent consulter avec son enfant malade...
Ce matin, Maria et moi avons fait les consultations des patienhts atteint du VIH/SIDA avec le Dr SOULEMAN. C'est une jeune médecin très intéressant et toujours prêt à nous expliquer les détails de sa profession et son rôle auprès de ses patients. C'est difficile de voir de jeunes mères âgées à peine de 25-26 ans atteintent du VIH/SIDA. Par manque d'éducation, plusieurs de ces patients ne de sont pas compliants au traitement des ARV (Anti Retro Viraux) et certains d'entre eux développent des résistances aux différents traitements. L'encadrement de ces patients est malheureusement insuffisant, mais l'équipe médical en charge de ceux-ci fait des miracles avec les moyens d'ici. Depuis 2004 les ARV sont disponibles et l'état béninois distribue gratuitement ces médicaments aux patients ayant un taux de CD4 inférieur à 200 (désolé pour ceux et celles qui ne sont pas dans le domaine de la santé!). Pour les autres, une prophylaxie gratuite est aussi disponible. Le VIH/SIDA, une dure réalité ici...
Demain matin, départ pour Abhomey et Bohicon. Nos amis Pegy et Mannix nous ont préparé un programme bien chargé. Nous avons bien hâte de connaître autre chose que Parakou!
Bon weekend!
Simon
dimanche 21 octobre 2007
Un dimanche gris
Bonsoir!
Température
Nuageux, pluvieux, orageux. Le Béninois se posent des questions. Il n'est pas très coutume d'avoir ce genre de température en octobre ici. Les saisons semblent légèrement décalées. Plusieurs évoquent les effets du réchauffement climatique... Il y a des répercussions partout sur le globe. Ces pluies tardives peuvent gravement nuire les récoltes ici.
Santé
Je suis plus que régulier depuis mon arrivée!
Actualité locale
Le tirage est fait pour la Coupe Africaine des Nations (CAN) 2008: le Bénin n'est pas dans un bon pool. Les Ecureuils joueront contre le Mali, la Côte d'Ivoire et le Nigeria, toutes de grandes équipes! Ce sera sans doute difficile pour l'équipe nationale.
Découverte du jour
La carapace des crabes, ça se mange!
Nouvelles
En ce dimanche gris, le programme n'est pas très chargé. Hier, nous avons suivi la formation avec Mme Lola GANDAHO pour la réalisation de l'enquête qui débute demain. D'une durée de 3 jours, nous visiterons les villes de Tchaourou, Sérarou et Boko. Nous questionnerons des agents de santé communautaires, des mères d'enfants de 2 mois à 5 ans et feront l'inventaire de l'équipement dans les hôpitaux de zone, centres de santé communautaires (CSCOM) et centres de santé d'arrondissement (CSA) de ces trois régions. Ce sera sans doute une très belle expérience. Mme GANDAHO nous accompagnera, moi et Doula, durant notre travail. C'est elle qui suppervise les opérations!
Les coupures de courant sont de plus en plus fréquentes ces jours-ci. La compagnie d'électricité locale coupe volontairement le courant ici. Hier, nous n'avons pas eu d'électricité de la journée. Le courant a été rétabli que vers 16h30.
J'ai aussi eu mon premier cours de botanique avec Carine, la copine de Doula. Il n'y a pas un arbre négligé ici. Tous ont une utilité! Je reviendrai sur ce sujet dans une prochaine rubrique "information sur le Bénin". Aussi, prochainement, j'aborderai le sujet de la prostitution.
Pour souper hier, bananes plantains frites, un vrai délice!
Bonne journée et "à tout à l'heure" comme on dit si souvent ici...
Simon
Température
Nuageux, pluvieux, orageux. Le Béninois se posent des questions. Il n'est pas très coutume d'avoir ce genre de température en octobre ici. Les saisons semblent légèrement décalées. Plusieurs évoquent les effets du réchauffement climatique... Il y a des répercussions partout sur le globe. Ces pluies tardives peuvent gravement nuire les récoltes ici.
Santé
Je suis plus que régulier depuis mon arrivée!
Actualité locale
Le tirage est fait pour la Coupe Africaine des Nations (CAN) 2008: le Bénin n'est pas dans un bon pool. Les Ecureuils joueront contre le Mali, la Côte d'Ivoire et le Nigeria, toutes de grandes équipes! Ce sera sans doute difficile pour l'équipe nationale.
Découverte du jour
La carapace des crabes, ça se mange!
Nouvelles
En ce dimanche gris, le programme n'est pas très chargé. Hier, nous avons suivi la formation avec Mme Lola GANDAHO pour la réalisation de l'enquête qui débute demain. D'une durée de 3 jours, nous visiterons les villes de Tchaourou, Sérarou et Boko. Nous questionnerons des agents de santé communautaires, des mères d'enfants de 2 mois à 5 ans et feront l'inventaire de l'équipement dans les hôpitaux de zone, centres de santé communautaires (CSCOM) et centres de santé d'arrondissement (CSA) de ces trois régions. Ce sera sans doute une très belle expérience. Mme GANDAHO nous accompagnera, moi et Doula, durant notre travail. C'est elle qui suppervise les opérations!
Les coupures de courant sont de plus en plus fréquentes ces jours-ci. La compagnie d'électricité locale coupe volontairement le courant ici. Hier, nous n'avons pas eu d'électricité de la journée. Le courant a été rétabli que vers 16h30.
J'ai aussi eu mon premier cours de botanique avec Carine, la copine de Doula. Il n'y a pas un arbre négligé ici. Tous ont une utilité! Je reviendrai sur ce sujet dans une prochaine rubrique "information sur le Bénin". Aussi, prochainement, j'aborderai le sujet de la prostitution.
Pour souper hier, bananes plantains frites, un vrai délice!
Bonne journée et "à tout à l'heure" comme on dit si souvent ici...
Simon
vendredi 19 octobre 2007
Deux semaines déjà!
Bonne assise!
Température
Ensoleillé, 32 degrés avant facteur humidex.
Santé
Pas de problème. Je prend mon Centrum!
Actualité locale
Je vous ai dit d'être patient en Afrique!
Découverte du jour
Des sandwichs à la saucisse à Hot Dog
Nouvelles
Deux semaines déjà! Ma semaine au service de chirugie est déjà terminée. La semaine prochaine sera probablement consacrée à l'enquête dont j'ai déjà exliqué les grandes lignes dans un autre message. Demain, c'est jour de formation. On nous expliquera en détail notre tâche dans les villages avoisinant et notre itinéraire. Le weekend prochain, nous iron à Abhomey visiter les palais des rois et la ville souterraine à Bohicon. Ce sont mes amis Pegy et Mannix qui nous feront visiter. Ils ont une maison là-bas et nous résiderons chez eux. Ma dernière découverte culinaire: le piron, une pâte faite à base de farine de gari. On y ajoute des oignons et quelques épices pour le goût. A la suite de vos commentaires, j'ai décidé d'ajouter, à l'occasion, une "chronique" d'information sur le Bénin. Je sais qu'il y a une classe de 5e année de l'Ancienne-Lorette qui suit mon périple et aimeraient bien avoir quelques informations sur la vie des enfants béninois. C'est ce dont je traiterai aujourd'hui.
Informations sur le Bénin
J'ai eu, ce matin, une longue discussion avec mon amis Pegy sur le sujet. En fait, il y a ici 3 "classes" de vie familiale: les riches, les moyens et les pauvres. Les riches vivent très aisément. Grande maison avec ordinateur, play station, DVD domestiques qui font tous les repas, tâches ménagères et lavage. Ils préparent même les sacs d'école. Ces enfants ne sortent pas beaucoup de la maison. Ils ont souvent un instituteur privé (on les appelle ici des répétiteurs) afin de leur faire répéter leurs leçons à la maison. Ils vont aussi dans des écoles souvent très modernes ou l'on retrouve tout le matériel nécessaire à un apprentissage optimal. Les grandes écoles privées du pays sont réservées pour ces enfants. Le chauffeur vient les reconduire à l'école et vient les récupérer à la fin de la journée. Pas question pour eux de marcher. Ils ont un mode de vie similaire à celui des occidentaux. Vous devinerez qu'il s'agit d'une infime proportion de la population.
Certaines familles de la classe moyenne envoient leurs enfant au privé, d'autres au publique. C'est selon les moyens de la famille. Les enfants des classes moyenne et pauvre s'amusent beaucoup ensemble. Ils jouent à cache-cache, au ballon dans la rue (souvent le football (soccer)), n'ont pas de chauffeur (certains parents assurent leur transport vers l'école, les autrent marchent, parfois même plusieurs kilomètres). Certaines familles ont un domestique, mais ce n'est pas la majorité. Ils possédent aussi tout le matériel didactique nécessaire et certains d'entre-eux bénificient des services d'un répétiteur.
Chez les plus pauvres (en grande majorité), pas de domestique et encore moins de chauffeur. Quand les enfant vont à l'école, la plupart n'ont même pas de sac dans lequel ils peuvent transporter leur materiel. Ils transportent leurs cahiers dans leurs mains (c'est pourquoi ceux-ci sont donc souvent mal propre). Parce qu'ils en n'ont pas les moyens, certains n'ont même pas de cahier dans lequel prendre des notes. On leur fournit alors une ardoise et une craie pour faire leurs travaux. Pas le temps d'avoir un répétiteur, les plus vieux doivent se charger des plus jeunes, du lavage, du ménage, des repas pour toute la famille. C'est enfants ont parfois seulement 10 ans! Ils se lévent très tôt (parfois jusqu'à 5h00 du matin) et ne se mettent au lit que lorsque toutes les tâches ont été accomplies (il est parfois très très tard, voir 23h00 passé). Les enfants s'amusent souvent avec une roue qu'ils poussent avec un bâton (image clichée de l'enfant africain), ils font la cueillette avec les parents et chassent les rats de brousse. Pour chasser le rat de brousse, il faut être stratégique. On met le feu à la brousse et les enfants forment un cercle autour du feu. Tous sont munis d'un bâton. Les rats ayant peur du feu, tentent de quitter la brousse, mais les enfant sont là, bâton à la main, prêt à frapper. On mange ensuite ces rats qui, semble-t-il, sont délicieux au goût! Ils marchent parfois plusieurs kilomètres pour se rendre à l'école et leurs costumes sont souvent très sales, car plusieurs d'entre-eux aiment bien se chamailler à la sortie des classes. Ils se roulent alors dans le sable et la poussière. Ils sont souvent pied nus.
En Afrique, il y a une grande solidarité. Souvent, les plus vieux aideront les plus jeunes pour le retour à la maison, car certains enfants débutent l'école à 3 ans ici. Il n'est pas rare d'observer, sur la rue, un enfant de 10-12 ans aider trois ou quatre petis de 3-4 ans à traverser la rue.
Ici, peu importe le groupe social, les enfants vont à l'école de 8h00 à 12h00 et reprennent les cours de 15h00 à 18h00 environ. L'école est "obligatoire" et peut être accessible pour tous. Les écoles publiques sont gratuites (ça ne fait que quelques années seulement). Elles sont davantage réservées aux familles moins nantis. Cependant, tout comme chez nous, il y a des écoles privées ou les parents doivent payer pour envoyer leurs enfants. L'éducation y est souvent supérieure. Il y a une grande variabilité quant à la qualité de l'enseignement dans les écoles privées du pays. Au Bénin, tous les écoliers portent un costume; la couleur kaki est réservée aux écoles publiques tandis que les écoliers du privé peuvent se permettent d'avoir un peu plus de couleur.
Pour ce qui est de la religion, les enfants pratiquent le religion des parents. Ici, catholiques, musulmans et vodoo (surtout) sont les plus courantes. Certains enfants, souvent dans les villages, sont soumis à divers rites et pratiques religieuses non courantes chez nous. Ces rites sont souvent pratiqués dans un but de protection au cas ou on voudrait leur jeter un sort. Par exemple, lorsqu'il était jeune, mon ami Pegy s'est fait marquer les mains et la poitrine. Il en porte toujours les cicatrices.
Voilà! Ce n'était qu'un bref portrait de la vie des enfants du Bénin, mais j'espère que ces informations vous permettrons de mieux comprendre les réalités de ce magnifique pays d'Afrique.
Je récrirai prochainement,
Simon
Température
Ensoleillé, 32 degrés avant facteur humidex.
Santé
Pas de problème. Je prend mon Centrum!
Actualité locale
Je vous ai dit d'être patient en Afrique!
Découverte du jour
Des sandwichs à la saucisse à Hot Dog
Nouvelles
Deux semaines déjà! Ma semaine au service de chirugie est déjà terminée. La semaine prochaine sera probablement consacrée à l'enquête dont j'ai déjà exliqué les grandes lignes dans un autre message. Demain, c'est jour de formation. On nous expliquera en détail notre tâche dans les villages avoisinant et notre itinéraire. Le weekend prochain, nous iron à Abhomey visiter les palais des rois et la ville souterraine à Bohicon. Ce sont mes amis Pegy et Mannix qui nous feront visiter. Ils ont une maison là-bas et nous résiderons chez eux. Ma dernière découverte culinaire: le piron, une pâte faite à base de farine de gari. On y ajoute des oignons et quelques épices pour le goût. A la suite de vos commentaires, j'ai décidé d'ajouter, à l'occasion, une "chronique" d'information sur le Bénin. Je sais qu'il y a une classe de 5e année de l'Ancienne-Lorette qui suit mon périple et aimeraient bien avoir quelques informations sur la vie des enfants béninois. C'est ce dont je traiterai aujourd'hui.
Informations sur le Bénin
J'ai eu, ce matin, une longue discussion avec mon amis Pegy sur le sujet. En fait, il y a ici 3 "classes" de vie familiale: les riches, les moyens et les pauvres. Les riches vivent très aisément. Grande maison avec ordinateur, play station, DVD domestiques qui font tous les repas, tâches ménagères et lavage. Ils préparent même les sacs d'école. Ces enfants ne sortent pas beaucoup de la maison. Ils ont souvent un instituteur privé (on les appelle ici des répétiteurs) afin de leur faire répéter leurs leçons à la maison. Ils vont aussi dans des écoles souvent très modernes ou l'on retrouve tout le matériel nécessaire à un apprentissage optimal. Les grandes écoles privées du pays sont réservées pour ces enfants. Le chauffeur vient les reconduire à l'école et vient les récupérer à la fin de la journée. Pas question pour eux de marcher. Ils ont un mode de vie similaire à celui des occidentaux. Vous devinerez qu'il s'agit d'une infime proportion de la population.
Certaines familles de la classe moyenne envoient leurs enfant au privé, d'autres au publique. C'est selon les moyens de la famille. Les enfants des classes moyenne et pauvre s'amusent beaucoup ensemble. Ils jouent à cache-cache, au ballon dans la rue (souvent le football (soccer)), n'ont pas de chauffeur (certains parents assurent leur transport vers l'école, les autrent marchent, parfois même plusieurs kilomètres). Certaines familles ont un domestique, mais ce n'est pas la majorité. Ils possédent aussi tout le matériel didactique nécessaire et certains d'entre-eux bénificient des services d'un répétiteur.
Chez les plus pauvres (en grande majorité), pas de domestique et encore moins de chauffeur. Quand les enfant vont à l'école, la plupart n'ont même pas de sac dans lequel ils peuvent transporter leur materiel. Ils transportent leurs cahiers dans leurs mains (c'est pourquoi ceux-ci sont donc souvent mal propre). Parce qu'ils en n'ont pas les moyens, certains n'ont même pas de cahier dans lequel prendre des notes. On leur fournit alors une ardoise et une craie pour faire leurs travaux. Pas le temps d'avoir un répétiteur, les plus vieux doivent se charger des plus jeunes, du lavage, du ménage, des repas pour toute la famille. C'est enfants ont parfois seulement 10 ans! Ils se lévent très tôt (parfois jusqu'à 5h00 du matin) et ne se mettent au lit que lorsque toutes les tâches ont été accomplies (il est parfois très très tard, voir 23h00 passé). Les enfants s'amusent souvent avec une roue qu'ils poussent avec un bâton (image clichée de l'enfant africain), ils font la cueillette avec les parents et chassent les rats de brousse. Pour chasser le rat de brousse, il faut être stratégique. On met le feu à la brousse et les enfants forment un cercle autour du feu. Tous sont munis d'un bâton. Les rats ayant peur du feu, tentent de quitter la brousse, mais les enfant sont là, bâton à la main, prêt à frapper. On mange ensuite ces rats qui, semble-t-il, sont délicieux au goût! Ils marchent parfois plusieurs kilomètres pour se rendre à l'école et leurs costumes sont souvent très sales, car plusieurs d'entre-eux aiment bien se chamailler à la sortie des classes. Ils se roulent alors dans le sable et la poussière. Ils sont souvent pied nus.
En Afrique, il y a une grande solidarité. Souvent, les plus vieux aideront les plus jeunes pour le retour à la maison, car certains enfants débutent l'école à 3 ans ici. Il n'est pas rare d'observer, sur la rue, un enfant de 10-12 ans aider trois ou quatre petis de 3-4 ans à traverser la rue.
Ici, peu importe le groupe social, les enfants vont à l'école de 8h00 à 12h00 et reprennent les cours de 15h00 à 18h00 environ. L'école est "obligatoire" et peut être accessible pour tous. Les écoles publiques sont gratuites (ça ne fait que quelques années seulement). Elles sont davantage réservées aux familles moins nantis. Cependant, tout comme chez nous, il y a des écoles privées ou les parents doivent payer pour envoyer leurs enfants. L'éducation y est souvent supérieure. Il y a une grande variabilité quant à la qualité de l'enseignement dans les écoles privées du pays. Au Bénin, tous les écoliers portent un costume; la couleur kaki est réservée aux écoles publiques tandis que les écoliers du privé peuvent se permettent d'avoir un peu plus de couleur.
Pour ce qui est de la religion, les enfants pratiquent le religion des parents. Ici, catholiques, musulmans et vodoo (surtout) sont les plus courantes. Certains enfants, souvent dans les villages, sont soumis à divers rites et pratiques religieuses non courantes chez nous. Ces rites sont souvent pratiqués dans un but de protection au cas ou on voudrait leur jeter un sort. Par exemple, lorsqu'il était jeune, mon ami Pegy s'est fait marquer les mains et la poitrine. Il en porte toujours les cicatrices.
Voilà! Ce n'était qu'un bref portrait de la vie des enfants du Bénin, mais j'espère que ces informations vous permettrons de mieux comprendre les réalités de ce magnifique pays d'Afrique.
Je récrirai prochainement,
Simon
mercredi 17 octobre 2007
Le CHD du Bourgou
Bonne arrivée!
Température
30 degrés, nuageux le matin et ensoleillé en après-midi. C'est le début de l'Harmattant, un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara. Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest. Puisau'il est chargé de poussières et de sables, il vaut mieux ranger ses vêtements blancs!
Santé
Tout est plus que normal!
Actualité locale
C'est tranquille, soyons patient!
Découverte du jour
Les pattes de boeufs, ça se mange!
Nouvelles
Après quelques jours à l'hôpital, je peux vous dire que c'est bien différent de chez nous. Premier jour, l'état d'une patiente se détériore, vite prenons tous une poignée d'un vieux brancard (comme ceux que l'on retrouve dans l'armée) et installons-y la patiente. Un brancard mesure à peine 15 cm de hauteur et un lit, environs 1 mètres. Malheureusement, pas de civière amovible comme chez nous afin d'égaliser les deux niveaux. Je peux vous dire que le PDSB des soins infirmiers de chez nous a pris le bord! On était 4 pour déplacer la dame avec la bouteille de sérum (Hé oui, j'ai bien dit bouteille, car tout ici est en bouteille).
Ce matin, j'ai assisté à ma première opération avec le Dr MENSAH. Rien de moins qu'un hernie inguinal. Les conditions d'asepsie sont légèrement différentes des nôtres. Cependant, et à ma grande surprise, ils prennent tout de même beaucoup de précautions. C'est étrange de pouvoir s'approcher à moins de 30 cm du champs. Pour le moment, je ne suis qu'observateur, mais peut-être que d'ici la fin de la semaine, je pourrai assister Dr MENSAH comme le font les infirmiers chez nous. Ici, ce sont les étudiants en apprentissage qui assistent le chirugien.
J'ai aussi fait ma première prise en charge à l'urgence. Un jeune garçons est entré en colision avec un Zem (diminutif de Zemidjan, qui signifie littéralement "emmène-moi vite" ou encore "prends-moi brusquement" en fon, langue du sud du Bénin. Ce sont en fait les taxis motos). Ce type d'accident est très fréquent à Parakou vu la quantité impressionante de ces engins dans les rues et la piètre qualité de leur conduite. Heureusement, le garçon n'avait presque rien, mais cela m'a permis de me familiariser avec les documents administratfs du CHD du Bourgou. J'ai même fait ma première prescription: de l'Aspirin! Ici, tout le monde prescrit: infirmiers; médecins, étudiants de tous les niveaux, etc. Bien entendu, je ne prescrirai pas quelque chose sans l'accord de l'interne qui est considéré ici comme le patron.
Cette après-midi, j'ai visité l'OSV Jordan. Un ONG qui oeuvre, entre autre, dans la prévention des MTS et infection VIH/SIDA. Moi et Maria y feront un peu de bénévolat. Ce sont nos prédécesseurs qui avaient fait le contact. Nous poursuivons donc leur mission.
Voilà! Au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
Simon
Température
30 degrés, nuageux le matin et ensoleillé en après-midi. C'est le début de l'Harmattant, un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara. Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest. Puisau'il est chargé de poussières et de sables, il vaut mieux ranger ses vêtements blancs!
Santé
Tout est plus que normal!
Actualité locale
C'est tranquille, soyons patient!
Découverte du jour
Les pattes de boeufs, ça se mange!
Nouvelles
Après quelques jours à l'hôpital, je peux vous dire que c'est bien différent de chez nous. Premier jour, l'état d'une patiente se détériore, vite prenons tous une poignée d'un vieux brancard (comme ceux que l'on retrouve dans l'armée) et installons-y la patiente. Un brancard mesure à peine 15 cm de hauteur et un lit, environs 1 mètres. Malheureusement, pas de civière amovible comme chez nous afin d'égaliser les deux niveaux. Je peux vous dire que le PDSB des soins infirmiers de chez nous a pris le bord! On était 4 pour déplacer la dame avec la bouteille de sérum (Hé oui, j'ai bien dit bouteille, car tout ici est en bouteille).
Ce matin, j'ai assisté à ma première opération avec le Dr MENSAH. Rien de moins qu'un hernie inguinal. Les conditions d'asepsie sont légèrement différentes des nôtres. Cependant, et à ma grande surprise, ils prennent tout de même beaucoup de précautions. C'est étrange de pouvoir s'approcher à moins de 30 cm du champs. Pour le moment, je ne suis qu'observateur, mais peut-être que d'ici la fin de la semaine, je pourrai assister Dr MENSAH comme le font les infirmiers chez nous. Ici, ce sont les étudiants en apprentissage qui assistent le chirugien.
J'ai aussi fait ma première prise en charge à l'urgence. Un jeune garçons est entré en colision avec un Zem (diminutif de Zemidjan, qui signifie littéralement "emmène-moi vite" ou encore "prends-moi brusquement" en fon, langue du sud du Bénin. Ce sont en fait les taxis motos). Ce type d'accident est très fréquent à Parakou vu la quantité impressionante de ces engins dans les rues et la piètre qualité de leur conduite. Heureusement, le garçon n'avait presque rien, mais cela m'a permis de me familiariser avec les documents administratfs du CHD du Bourgou. J'ai même fait ma première prescription: de l'Aspirin! Ici, tout le monde prescrit: infirmiers; médecins, étudiants de tous les niveaux, etc. Bien entendu, je ne prescrirai pas quelque chose sans l'accord de l'interne qui est considéré ici comme le patron.
Cette après-midi, j'ai visité l'OSV Jordan. Un ONG qui oeuvre, entre autre, dans la prévention des MTS et infection VIH/SIDA. Moi et Maria y feront un peu de bénévolat. Ce sont nos prédécesseurs qui avaient fait le contact. Nous poursuivons donc leur mission.
Voilà! Au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
Simon
dimanche 14 octobre 2007
L'armée belge au service de deux Québécois...
Bonsoir!
Temperature
30 degrés, nuageux.
Santé
Tout va à merveille.
Actualités locales
Fin du Ramadan et grande prière hier. Les Ecureuils ont gagné leur match. Ils sont donc classé pour participer au Championnat africain de soccer.
Découverte du jour
On lave sa vaisselle avec du AJAX
Nouvelles
Samedi matin, Doula (diminutif d'Abdoulaye) m'a amener a la grande prière pour la fin du Ramadan. Des milliers de personnes priant en même temps sur leur tapis, très impressionant! Durant la prière, je me suis greffé à l'équipe locale de journalistes qui préparaient un reportage spécial pour l'événement. J'ai même pu filmer une partie de la cérémonie. Après la prière, ce fut le retour vers la ville. Pour ceux et celles qui ne sont jamais venus ici, imaginez plus de 5000 personnes ayant chacune une moto polluante et roulant sur une voie de 2,5 mètre de largeur, désirant tous être le premier arrivé, se dépassant, klaxonnant et tout ça entrecouper de vieille voiture et camion contenant parfois plus de 10 personnes. Hey oui, ils réussissent à faire entrer tout ce monde à l'intérieur d'une seule voiture! Impressionant non? Il y a des enfant sur le toit, dans le coffre de la voiture... Pas trop de souci du danger ici.
Après avoir quitté le café internet vendredi dernier, nous sommes allé nous baigner à l'hôtel Le Routier. Cet établissement est tenu par une Française qui est ici depuis plus de 45 ans. Il n'y a pratiquement que des blancs à l'hôtel. Denrée rare ici! Nous y avons rencontré un contigent de l'armée belge en mission ici pour 7 semaines. Ils viennent donner des cours de pilotage d'hélicoptère à des Béninois. Leur travail est plutôt relax ici. Ils ne font pratiquement que de la piscine depuis leur arrivée. Nous avons beaucoup causé avec eux. Ils nous ont invité à prendre un verre et nous avons même pu souper au restaurant de l'hôtel aux frais de l'armée. Je crois que ce moment fut très apprécié de Maria, ma collègue, qui a pu reconnecter avec une réalité plus occidentale. Elle a même pu parler en italien avec un militaire partageant ses origines. Ce groupe de militaire possède un hélicoptère d'évacuation médicale. Nous aurons droit à une visite de l'engin sous peu. Ils nous ont même offert, si l'un d'entre-nous avait besoin d'une évacuation urgente pour des problèmes graves de santé, d'assurer ce transfert avec l'hélicoptère. Très rassurant compte tenu que l'hôpital offrant de sbons services de santé est à plus de 6 heures de route d'ici et que les conditions pour s'y rendre sont parfois très difficiles. L'armée belge au service de deux Québécois nous ont-ils dit!
Aujourd'hui, c'est plutôt tranquille comme journée. Internet, un peu de piscine et ce soir, nous irons dans la famille GBAGUIGI pour le dîner. C'est la famille dans laquelle je devais demeurer au départ. Nous gardons de bonnes relations même si je ne dors pas là-bas.
Le weekend prochain, nous prévoyons un voyage vers Abhomey pour la visite des palais des rois. Tout ça reste à confirmer.
Pour cette semaine, je serai au département de chirugie, mais il est possible que je quitte en village pour quelques jours pour la réalisation d'une enquête auprès de villageois Béninois sur leur appréciation de la qualité des soins de santé. Cette étude, réalisée pour le Ministère de la santé du Bénin, est sous la supervision de Mme GANDAHO, la femme du vice-recteur de l'Université de Parakou, elle-même medecin, et des étudiants de 6e année de medecine.
Voilà pour le moment. Continuer de m'envoyer vos commentaires. Bonne journée!
Simon
Temperature
30 degrés, nuageux.
Santé
Tout va à merveille.
Actualités locales
Fin du Ramadan et grande prière hier. Les Ecureuils ont gagné leur match. Ils sont donc classé pour participer au Championnat africain de soccer.
Découverte du jour
On lave sa vaisselle avec du AJAX
Nouvelles
Samedi matin, Doula (diminutif d'Abdoulaye) m'a amener a la grande prière pour la fin du Ramadan. Des milliers de personnes priant en même temps sur leur tapis, très impressionant! Durant la prière, je me suis greffé à l'équipe locale de journalistes qui préparaient un reportage spécial pour l'événement. J'ai même pu filmer une partie de la cérémonie. Après la prière, ce fut le retour vers la ville. Pour ceux et celles qui ne sont jamais venus ici, imaginez plus de 5000 personnes ayant chacune une moto polluante et roulant sur une voie de 2,5 mètre de largeur, désirant tous être le premier arrivé, se dépassant, klaxonnant et tout ça entrecouper de vieille voiture et camion contenant parfois plus de 10 personnes. Hey oui, ils réussissent à faire entrer tout ce monde à l'intérieur d'une seule voiture! Impressionant non? Il y a des enfant sur le toit, dans le coffre de la voiture... Pas trop de souci du danger ici.
Après avoir quitté le café internet vendredi dernier, nous sommes allé nous baigner à l'hôtel Le Routier. Cet établissement est tenu par une Française qui est ici depuis plus de 45 ans. Il n'y a pratiquement que des blancs à l'hôtel. Denrée rare ici! Nous y avons rencontré un contigent de l'armée belge en mission ici pour 7 semaines. Ils viennent donner des cours de pilotage d'hélicoptère à des Béninois. Leur travail est plutôt relax ici. Ils ne font pratiquement que de la piscine depuis leur arrivée. Nous avons beaucoup causé avec eux. Ils nous ont invité à prendre un verre et nous avons même pu souper au restaurant de l'hôtel aux frais de l'armée. Je crois que ce moment fut très apprécié de Maria, ma collègue, qui a pu reconnecter avec une réalité plus occidentale. Elle a même pu parler en italien avec un militaire partageant ses origines. Ce groupe de militaire possède un hélicoptère d'évacuation médicale. Nous aurons droit à une visite de l'engin sous peu. Ils nous ont même offert, si l'un d'entre-nous avait besoin d'une évacuation urgente pour des problèmes graves de santé, d'assurer ce transfert avec l'hélicoptère. Très rassurant compte tenu que l'hôpital offrant de sbons services de santé est à plus de 6 heures de route d'ici et que les conditions pour s'y rendre sont parfois très difficiles. L'armée belge au service de deux Québécois nous ont-ils dit!
Aujourd'hui, c'est plutôt tranquille comme journée. Internet, un peu de piscine et ce soir, nous irons dans la famille GBAGUIGI pour le dîner. C'est la famille dans laquelle je devais demeurer au départ. Nous gardons de bonnes relations même si je ne dors pas là-bas.
Le weekend prochain, nous prévoyons un voyage vers Abhomey pour la visite des palais des rois. Tout ça reste à confirmer.
Pour cette semaine, je serai au département de chirugie, mais il est possible que je quitte en village pour quelques jours pour la réalisation d'une enquête auprès de villageois Béninois sur leur appréciation de la qualité des soins de santé. Cette étude, réalisée pour le Ministère de la santé du Bénin, est sous la supervision de Mme GANDAHO, la femme du vice-recteur de l'Université de Parakou, elle-même medecin, et des étudiants de 6e année de medecine.
Voilà pour le moment. Continuer de m'envoyer vos commentaires. Bonne journée!
Simon
vendredi 12 octobre 2007
La première semaine...
WOW, c'est l'Afrique!
Température
35 degrés à l'ombre
Santé
Tout est parfait pour le moment
Actualité locale
Les Ecureuils (équipe de soccer du Bénin) jouent, aujourd'hui, un match décisif qui leur permettra peut-être d'avoir accès au championnat africain de soccer.
Découverte du jour
L'hôpital et son fonctionnement
Nouvelles
Après une longue année de préparation, je décrouvre enfin le Bénin. Petit pays d'Afrique de l'ouest comptant environ 7 millions d'habitants. L'Afrique, c'est noir! Le yovo, c'est le blanc et les enfants se font un malin plaisir à dire ce mot lorsqu'ils nous voient dans la rue.
Après environ 14 heures de vol, voici le moment de l'adaptation... c'est la première semaine. Nourriture, transport, logement, température, culture... tout y passe! Pour le moment, tout va pour le mieux. Je loge chez Abdoulaye, un étudiant de 6e année de médecine, et sa copine. Au départ, je devais demeurer dans une famille Béninoise, typique. Malheureusement, les conditions y était beaucoup trop précaires, voir même dangereuses pour ma santé à moyen terme. C'est pourquoi je suis maintenant chez un étudiant ou j'ai ma chambre et mon ventilateur (Hey oui! c'est presqu'essentiel ici si on veut dormir la nuit vu les 30 degrés et plus le soir)qu'Abdoulaye m'a négocié chez un marchant. La résidence de ma collègue Maria était beaucoup mieux que la mienne. A sa place, je m'y serais sans doute plu, mais elle a souhaité être, elle aussi, avec une étudiante. Elle sera transféré sous peu. Elle est très anxieuse à l'idée de devoir demeurer là-bas quelques jours. La fatigue n'aidant pas à sa condition, je la supporte tant bien que mal.
Les premiers jours, nous avons été encadrés par deux étudiants en médecine qui nous ont fait visiter la ville sur leur moto. Je crois que les recommandations de nos prédécesseurs ont été retenues... Nous sommes très bien encadrés jusqu'à maintenant. Merci beaucoup aux étudiants qui sont venus avant nous. Continuons de développer ce milieu de stage remplit de potentiel.
Je mange très bien. J'ai goûté à plusieurs spécialités: sauce moyo, igname, banane frite, poisson frit, poulet (délicieusement apprêté), etc.
Voilà pour le moment. Le clavier étranger me rend un peu impatient. Je m'y ferai avec le temps. Avec mon abonnement à l'un des cafés internet locaux, le Cyberparak, je pourrai écrire plus souvent.
Merci pour vos commentaires. C'est plaisant de vous sentir près de moi.
Bonsoir (ici, on dit bonsoir à partir de midi). Un peu embêtant les premiers jours!
Sim
Température
35 degrés à l'ombre
Santé
Tout est parfait pour le moment
Actualité locale
Les Ecureuils (équipe de soccer du Bénin) jouent, aujourd'hui, un match décisif qui leur permettra peut-être d'avoir accès au championnat africain de soccer.
Découverte du jour
L'hôpital et son fonctionnement
Nouvelles
Après une longue année de préparation, je décrouvre enfin le Bénin. Petit pays d'Afrique de l'ouest comptant environ 7 millions d'habitants. L'Afrique, c'est noir! Le yovo, c'est le blanc et les enfants se font un malin plaisir à dire ce mot lorsqu'ils nous voient dans la rue.
Après environ 14 heures de vol, voici le moment de l'adaptation... c'est la première semaine. Nourriture, transport, logement, température, culture... tout y passe! Pour le moment, tout va pour le mieux. Je loge chez Abdoulaye, un étudiant de 6e année de médecine, et sa copine. Au départ, je devais demeurer dans une famille Béninoise, typique. Malheureusement, les conditions y était beaucoup trop précaires, voir même dangereuses pour ma santé à moyen terme. C'est pourquoi je suis maintenant chez un étudiant ou j'ai ma chambre et mon ventilateur (Hey oui! c'est presqu'essentiel ici si on veut dormir la nuit vu les 30 degrés et plus le soir)qu'Abdoulaye m'a négocié chez un marchant. La résidence de ma collègue Maria était beaucoup mieux que la mienne. A sa place, je m'y serais sans doute plu, mais elle a souhaité être, elle aussi, avec une étudiante. Elle sera transféré sous peu. Elle est très anxieuse à l'idée de devoir demeurer là-bas quelques jours. La fatigue n'aidant pas à sa condition, je la supporte tant bien que mal.
Les premiers jours, nous avons été encadrés par deux étudiants en médecine qui nous ont fait visiter la ville sur leur moto. Je crois que les recommandations de nos prédécesseurs ont été retenues... Nous sommes très bien encadrés jusqu'à maintenant. Merci beaucoup aux étudiants qui sont venus avant nous. Continuons de développer ce milieu de stage remplit de potentiel.
Je mange très bien. J'ai goûté à plusieurs spécialités: sauce moyo, igname, banane frite, poisson frit, poulet (délicieusement apprêté), etc.
Voilà pour le moment. Le clavier étranger me rend un peu impatient. Je m'y ferai avec le temps. Avec mon abonnement à l'un des cafés internet locaux, le Cyberparak, je pourrai écrire plus souvent.
Merci pour vos commentaires. C'est plaisant de vous sentir près de moi.
Bonsoir (ici, on dit bonsoir à partir de midi). Un peu embêtant les premiers jours!
Sim
lundi 10 septembre 2007
Bienvenue
Bonjour et bienvenue sur mon blog!
Durant les prochaines semaines, vous pourrez suivre le récit de mon stage médical au Centre Hospitalier Départemental Universitaire de Parakou, Bénin.
J'espère bien recevoir vos commentaires à l'occasion. N'hésitez pas à m'écrire...
Simon
Durant les prochaines semaines, vous pourrez suivre le récit de mon stage médical au Centre Hospitalier Départemental Universitaire de Parakou, Bénin.
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