lundi 17 décembre 2007

Ce n'est qu'un aurevoir...

Bonjour! Bonne tempête (encore!)

Température
A Cotonou: 35 degrés, humidex 38, ensoleillé
A Parakou: 37 degrés, ensoleillé

Santé
Un parcours parfait. Il ne reste que 9 heures...

Découverte du jour
Le marché de Dantokpa. On dit qu'il s'agit du plus gros de l'Afrique de l'ouest.

Actualité locale
L'Hôtel GL (notre hôtel) s'est fait saisir, par le gouvernement du Bénin, tous les meubles du hall d'entrée pour non-paiement d'impôt.

Nouvelles
Voici mon dernier message en direct du Bénin. Dans quelques heures, c'est le retour. Départ à 23h55 de Cotonou. Arrivée prévue à l'aéroport de Québec: 18 décembre 18h52 HNE avec escales à Paris et Montréal.

Depuis les derniers jours, beaucoup d'action! Arrivée à Cotonou mardi dernier, on retrouve le confort d'un hôtel avec climatiseur, frigo et eau chaude. Le mercredi, ce fut la visite de la ville de Ouidah, célèbre pour son temple des pythons (j'en ai même eu un autour du cou), sa route des esclaves longue de 3,5 km et sur laquelle on retrouve 22 monuments relatant l'histoire de l'esclavage du Bénin. Il y a aussi la porte du non-retour qui s'ouvre sur l'océan Atlantique. C'est de là que les esclaves embarquaient pour leur longue traversée vers les Amériques.

Jeudi, départ très tôt pour Possotomè, réputé pour être la source d'eau de source du Bénin avec un arrêt dans le village de Sè pour voir les célèbres poteries et acheter des bananes plantains. Finalement, arrivée à Grand Popo, destination réputée pour ses plages de sable blanc. En effet, c'est paradisiaque comme endroit! Nous nous sommes rendu, en pirogue, jusqu'à la Bouche du roy, qui est en fait l'ouverture du Fleuve Mono sur l'océan Atlantique. Un endroit fort agréable pour la baignade. L'eau y est très chaude, les vagues fort amusantes et le fond sans déchet. Au retour de la Bouche du roy, un délicieux plat de Barakouda et de Bare nous attendait.

Vendredi, ce fut la visite des villages lacustres de Ganvié, de Sô-Awa et Sô-Tchanhoué. On appelle Ganvié la Venise de l'Afrique. C'est tout un mode de vie! Ces gens vivent vraiment sur l'eau dans des maisons sur pillotis et se déplacent en piroggue à rame ou à moteur. Pourquoi s'être construit des maisons sur l'eau me direz-vous? Simplement pour échapper au commerce des esclaves. En construisant leurs maisons sur le lac Nokoué, ils devenaient donc pratiquement intouchables.

Samedi, visite des Aguégués, villages semi-lacustres sur la rive est du lac Nokoué, près de la capiale du Bénin, Porto Novo. Notre ami, Hervé, nous a permis d'entrer dans sa maison. Contrairement aux villages lacustres (comme Ganvié), les villages semi-lacustres ne sont complètement innondés que pendant les mois d'août à novembre. Malgé tout, ces villages ne sont accessibles qu'en pirogue et ce, peu importe la saison. Pendant la période d'innondations, l'eau entre même à l'intérieur des maisons... A notre retour des Aguégués, Hervé nous a fait visiter la capitale, Porto Novo. Au programme: musée ethnographique, la Grande mosquée avec un bref arrêt à Adjara, village réputé pour être le lieu de fabrication des tam tams du Bénin.

Hier et aujourd'hui, nous avons passé un peu de temps à Cotonou dont une demi journée à l'hôtel Marina, le plus grand hôtel du Bénin, où nous avons profité de la piscine et des autres services de l'établissement. Aujourd'hui, nous avons marché dans le célèbre marché de Dantokpa et avant de boucler les valises, nous ferons un bref arrêt à la plage de Fidjrossé. Ce sera donc ensuite le souper, la douche et le départ pour l'aéroport prévu à 20h30.

C'est avec tristesse que nous quittons ce magnifique pays d'Afrique, mais dans l'espérance d'y revenir un jour... Cette expérience de stage restera sans doute à jamais gravée dans ma mémoire. C'est avec beaucoup d'émotions qu'à quelques heures du départ, je vous remercie d'avoir pris quelques minutes par semaine pour lire mes péripéties. À mon retour, je vous promet de publier un dernier message pour vous faire part de mes impressions du retour.

Mon passage au Canada sera cependant très bref, puisque vendredi prochain, je quitterai à nouveau le Québec pour la Floride où je passerai la période des fêtes en famille.

Merci pour vos commentaires tout au long de ce voyage. Ils ont été fort appréciés. Profitez de la vie au maximum et apprenez à appréciez chaque petit moment de votre vie, même ceux qui peuvent vous parraître les plus anodins. Lorsqu'on est loin de la maison, c'est souvent ces petites choses qui nous manque le plus...

Ce n'est qu'un aurevoir... Joyeuses fêtes!

Simon

lundi 10 décembre 2007

Aurevoir Parakou...

Bonjour!

Température
Brumeux et frais ce matin; ensoleillé, 35 degrés cet après-midi

Santé
Rien à signaler. En espérant que ce soit ainsi pour la dernière semaine.

Actualité locale
Il y a eu la fête de la bière le weekend dernier au stage municipale de Parakou. Au menu: Castel, Flag, Béninoise, Eku, Guiness, bref des bières d'ici!

Découverte du jour
Mes cheveux (en érection!) impressionnent tout le monde...

Nouvelles
La dernière semaine à Parakou fut trop rapide. L'horaire était rempli à craquer... Au CHD: consultation en ophtalmologie et stomatologie, visite du service de radiologie (j'ai même développé des radiographies manuellement comme on le faisait autrefois chez nous), visite du service de kinésithérapie (physiothérapie chez nous) et de la clinique ou l'on fabrique les orthèses/prothèses, visite des laboratoires de biochimie, d'hématologie et de bactériologie (j'ai vu des plasmodiums falciparums, l'un des quatre parasites qui cause le paludisme), j'ai aussi fait une autre journée de consultation avec le Dr Salmane au CIPEC, bref toute une semaine!

Samedi dernier, c'était notre souper canadien. Je peux vous dire que Maria et moi avons fait preuve de débroullardise compte tenu des moyens dont nous disposions. Pour la soupe aux pois, le goût et la texture étaient plutôt différents (ce n'était pas la même variété de pois et les feuilles de laurier ont beaucoup plus de saveur que chez nous...). Par chance qu'il y avait le "blender" pour obtenir une texture semblable à chez nous. Cependant, pour le pâté chinois, alors là franchement, ce fut une réussite! J'ai tout fait sur cuisson au charbon (photo à l'appui). Puisque le maïs en boîte n'est pas très crèmeux ici, nous avons du improviser un peu. Nous avons fait chauffer le tout avec un peu de lait en poudre et avons ajouté de la farine... A défaut de moyens, c'est à la fourchette que nous avons pilé les 5 kg de patates (le "blender" a aidé aussi un peu). Nos invités ont bien aimé le pâté chinois, même que plusieurs en ont repris une deuxième portion... Pour ce qui est des grand-pères dans le sirop, nous n'avions pas prévu de sirop d'érable. Nous avons donc demandé aux moines du monastère de Kokobou, qui produisent du sirop arromatisé, de nous donner leur recette de sirop afin que l'on puisse recréer quelque chose s'apparentant au sirop d'érable avec de l'eau et du sucre. Première tentative, Maria a trop fait chauffer, résultat: bonbons au sucre! Deuxième tentative, une réussite et je peux vous dire que le goût était assez fidèle. Les Béninois ont trouvé ça pas mal sucré, mais Doula semble avoir adoré la recette. Il en a même remangé le lendemain matin en rentrant de sa garde...

Aujourd'hui, mission accomplie! Demain, c'est le grand départ. La journée d'aujourd'hui est riche en émotions tout comme l'était le 7 ocotbre dernier à mon départ de Québec. Maria et moi avons fait ce matin notre dernière visite au CHD, au CSCOM, à OSV Jordan, à l'université, à La Fraîcheur, à la piscine, au cyber, etc. Bref, tous les endroits que nous avons fréquentés durant les deux derniers mois. Nous avons salué et remercié tous ces gens qui nous ont vu progresser au cours des dernières semaines. Ce soir, c'est mon dernier repas avec Carine et Doula. J'ai l'impression que la soirée se terminera tard, car bon nombre d'amis risquent de venir dire un dernier bonjour à la maison. Les aurevoirs, ce n'est jamais facile... Au revoir Parakou...

Le retour sur Cotonou est prévu pour demain matin 10h30. Le chauffeur viendra nous chercher à la maison. Pour les derniers jours, nous avons prévu voyager un peu dans le sud du pays. Pour les connaisseurs, au programme nous avons: Ganvié et les Aguégués (villages lacustres sur pilotis), Ouidah et la route des esclaves, le temple des pytons et la porte du non-retour, les plages de Grand-Popo et de Fidjrossé, Porto-Novo (la capitale) et finalement Cotonou et son grand marché Dantokpa après quoi nous reprendrons l'avion pour le Canada le 17 décembre prochain. Bien entendu, même si je suis à Cotonou, j'essaierai de mettre mon blog à jour et de vous faire part des dernières nouvelles. A partir de maintenant, notre rythme de vie sera bien différent. Finis la vie béninoise, c'est maintenant le temps de faire les touristes. Pour les premiers jours de notre voyage, nous aurons un chauffeur à notre disposition (le chauffeur de Nadia, une étudiant en médecine dont les parents sont relativement aisés). Pour les deux derniers jours, les zems et/ou les taxis brousses seront nos moyens de locomotion.

Voilà pour le moment. J'anticipe le retour dans le froid, la neige et l'esprit de Noël (ici, il n'y a pas d'ambiance des fêtes, presque tous les habitants de Parakou sont musulmans). J'essaierai d'écrire au moins une fois à Cotonou pour vous faire part de notre voyage.

Bons examens à ceux et celles en fin de session.

Simon

mardi 4 décembre 2007

Un weekend à la Pendjari

Bonne tempête à tous!

Température
Nuageux, 32 degrés

Santé
Toujours rien à signaler, même pas de diarrhée!

Actualité locale
C'est la foire nationale de Parakou. Commerçants, artisants et exposants nous présentent leurs produits à la Place Bio-Guerra (pour les habitués, c'est le rond-point du maquis La Fraîcheur).

Découverte du jour
Jouer de vrais rythmes au djembé...

Nouvelles
Je sais que plusieurs attendaient ce message, surtout nos prédécesseurs qui n'avaient pu se rendre au parc en raison de la saison des pluies. Nous avons enfin visiter le parc national de la Pendjari, un vrai safari!

Départ de Parakou vendredi dernier avec un peu de retard (au Bénin, c'est normal!). Arrivé à l'hôtel, le directeur de l'établissement nous attendait avec notre contact à Natitingou, M Claude. Très bel hôtel, paradisiaque du style formule tout inclus (des années 60), mais malheureusement, rien n'était inclus. Tous les repas et boissons étaient à nos frais. On prend donc possession de notre chambre, installons notre moustiquaire et fillons au restaurant pour manger un bon repas à saveurs occidentales. C'est bien différent de l'igname et de la sauce monyo. Pendant le repas, j'ai presque du faire un sauvetage d'une victime paniquée dans la piscine de l'hôtel. Puisque la grande majorité des Béninois ne savent pas nager (et qu'ils aiment nager!?!), ils s'aventurent souvent un peu loin du bord. C'est ce qui est arrivé à la dame qui était en détresse. Tel un bon sauveteur, j'ai voulu appliquer l'approche échelonnée, mais n'ayant rien à lancer, ni à tendre, j'allais devoir sauter jusqu'à ce que son mari, qui se baignait avec elle, décida enfin de l'aider. Ce n'en fut de peu pour que je saute. Après ce repas mouvementé, une nuit à l'air climatisée fut très appréciée! Le lendemain, levé à 4h15 AM, douche à l'eau chaude (hey oui, après tout près de 10 semaines sous l'eau froide, on apprécie particulièrement ce petit confort) et finalement départ pour la Pendjari à 5h00 AM avec notre chauffeur, Victor, et notre guide, Joseph. Les gens de l'hôtel nous avaient préparé un petit-déjeuner pour emporter. Arrivée à Tanguiéta, la ville voisine, nous devions trouver de la gazole pour le véhicule. Petit problème, rupture de gazole dans la région. Impossible d'en trouver à moins d'avoir des contacts (c'est ainsi au Bénin!). Heureusement, notre guide avait un cousin qui connait bien le responsable de la station d'essence et il a réussi à nous trouver de la gazole en réveillant le pompiste. Toute qu'une histoire! Bref, le 4 X 4 bien rempli, nous avons continué notre route. Arrivée au parc vers 7h15, ouvrons maintenant les yeux en quête d'animaux sauvage. Sur la route, une famille de babouins et de nombreux oiseaux. Arrivée à la mare Bari, des crocodiles, des hipopotames, des antilopes et d'autres oiseaux et babouins nous attendaient. Le matin est la meilleure période de la journée pour l'observation des animaux près des mares. Nous continuons donc notre route et rencontrons des phacochères, un buffle, des vervets (espèce de singe) et encore des antilopes. Plus loin, des waterboaks, d'autres espèces d'antilopes (dont des antilopes cheval) et encore des hypopotames. Malheureusement, pas d'éléphant, ni de lion et encore moins de guépard, espèces très rarement observés à la Pendjari. Pour ceux et celles qui espéraient que je vois des giraffes, et bien il n'y en a pas au Bénin, c'est au Niger qu'on les retrouve majoritairement. Après un arrêt à l'hôtel de la Pendjari pour le déjeuner, nous voilà repartis pour une deuxième tentative sur le sentier Fogou (sentier ou il est plus susceptible de rencontrer des éléphants), mais sans succès. Sur le chemin du retour, beaucoup d'animaux, mais souvent les mêmes espèces déjà rencontréesà l'allée. Il ne faut surtout pas oublier les termitières cathédrales, les nombreux Baobabs, les Rôniers et toutes les autres espèces de plantes exotiques rencontrées sur notre route. A la sortie du parc, brève escale à la chute de Tanougou s'impose. De superbes cascades hautes d'une cinquentaine de mètres telles qu'on les voit dans les films. Le retour à l'hôtel s'est fait de nuit telle que la journée avait commencé. Arrivée à l'hôtel, souper et dodo! Le dimanche, visiste du pays Somba et ses nombreux tatas (maisons). Avant d'entreprendre notre visite, une halte au musée ethnographique de Natitingou s'impose. Musée très intéressant, mais comme tous les musées du Bénin, un tentinet mal entretenu. Ensuite, notre chauffeur, Victor, nous amène dans le pays Somba jusqu'à Boukoumbé, ville à 50 km de Natitingou. Sur notre chemin, Victor nous a négocier des visites dans trois types de tata différents. Nous avions eu les explications de ces différences lors de notre visite au musée quelques heures plus tôt. Au retour de Boukoumbé, arrêt au belvédère Koussoukouangou ou un paysage de la plaine du Gourna et le Togo, tout proche, était absolument magnifique. Sans doute le plus beau paysage du Bénin. Retour sur Natitingou ou notre chauffeur, M GAWE, nous attendait pour le retour sur Parakou. Un weekend mémorable ou faune, flore et nature ont été au rendez-vous.

Cette semaine, c'est la dernière à Parakou. Le moment des adieux est arrivé. Maria et moi préparons, pour samedi prochain, un repas typiquement canadien pour nos amis Béninois. Au menu, soupe aux pois en entrée, pâté chinois comme plat de résistance et finalement, grand-pères dans le sirop pour le dessert. Nous avons bien hâte de voir leur réaction au moment de leur première bouchée! Au CHD, la semaine sera très variée. Techniquement, c'est la gynéco-ostétrique qui était au programme, mais puisque c'est notre dernière semaine, j'ai fait quelques ajouts à mon horaire: consultation et psychiatrie et avec le Dr Salman au CIPEC ainsi que visite des laboratoires de bactériologie, d'hématologie, de biochimie, de radiologie et du centre de kinésithérapie ou quatre finissantes Belges viennent de se joindre à l'équipe pour les trois prochains mois.

Hier, nous avons rencontré au CHD un groupe d'étudiants en médecine de l'Université d'Ottawa qui ont fait un stage au CHU de Cotonou durant les cinq dernière semaines. C'est un partenariat existant depuis quelques années semble-t-il. Ils sont venus visiter le CHD au passage et continuent leur route vers Natitingou ou leur départ du Bénin est prévu vendredi prochain. Ce fut bien apprécié de pouvoir parler "québécois" avec eux...

Nous préparons les derniers jours ou nous prévoyons visiter quelques attraits touristiques du sud du pays avant de rentrer.

Aujourd'hui nous avons eu notre premier cours de djembé (tam-tam) avec Wilfrid. Je peux vous dire que ce fut tout un défi pour un gars qui n'a pas beaucoup de rythme, mais je m'en suis quand même bien tiré...

J'ai bien hâte de tous vous revoir et n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le blog. C'est toujours un grand plaisir de vous lire.

Bonne semaine et bon pelletage!

Simon

mardi 27 novembre 2007

Une journée type...

Bonjour tout le monde!

Temperature
Ensoleillé, 34 degrés!

Santé
Tout va très bien!

Actualité locale
Miss Bénin 2007 a été élue!

Découverte du jour
On peut même transporter un matelat queen sur sa tête, sur une moto!

Nouvelles
Depuis la semaine dernière, peu de nouveauté. Nous sommes retournés au CHD et je suis présentement dans le service de la pédiatrie ou le paludisme n'est presque le diagnostique exclusif. Beaucoup d'enfant sont malades ici et ce n'est pas toujours très motivant d'aller au stage... Pour certains patients, c'est notre moral qui en prend un coup! Surtout quand on voit des poupons d'à peine quelques jours agonisant sur un lit, c'est parfois très difficile.

Puisque qu'à l'habitude, je raconte toujours des événements hors de l'ordinaire, j'ai décidé aujourd'hui de vous raconter l'"ordinaire", c'est-à-dire que je décrirai une journée typique de ma vie à Parakou.

Réveille entre 5h30 et 6h30 le matin (depuis mon arrivée, j'ai beaucoup de difficulté à dormir le matin), je fais donc de la lecture et de la planification dans mon lit en écoutant de la musique avec mon Ipod. A 7h00, le lever. Je prends mon Centrum quotidien (questions d'avoir toutes mes vitamines et minéraux) et je prends ma douche. Excellent réveille ici compte tenu qu'il n'y a pas d'eau chaude. Après la douche, je m'habille et prends soin d'appliquer la Watkins (pomade anti-moustique). A 7h30, le petit-déjeuner: croissant, tartinade au chocolat, fruits et jus sont au rendez-vous. Les Béninois n'ont pas l'habitude de déjeuner à leur réveil, c'est pourquoi j'ai pris l'initiative de m'acheter quelque chose de plus "occidental" pour manger le matin. En déjeunant, je regarde le téléjournal de Radio-Canada sur TV5 monde (ça me permet de suivre l'actualité canadienne à tous les jours...). Après le petit-déjeuner, je quitte pour l'hôpital vers 8h00. Jacques, mon zem privé, vient me chercher à la maison. A 8h30, c'est le staff. A l'image d'un retour sur la garde chez nous, il s'agit d'une réunion regroupant tous les étudiants en médecine des différentes années, les internes, les médecins et quelques infirmiers. Les étudiants ayant fait la garde des dernières 24 heures présentent les cas les plus intéressants. J'ai beaucoup de doute quant à l'utilité de ces rencontres, puisqu'elles sont nullement pédagogiques, on ne fait que s'obstiner sur des termes ou expressions médicales et les médecins diminuent souvent les étudiants, on ne profite pas au maximum de ce moment pour y faire de la formation... Apès le staff, c'est la tournée des patients. Chaque étudiant a une salle d'hospitalisation qui lui est assignée. C'est dont en compagnie des étudiants que nous faisont la tournée. A 12h00, c'est la fin des stages. Nous pouvons rester à l'hôpital, mais ce n'est pas de très grand intérêt puisqu'au Bénin, tous quittent vers midi pour revenir vers 15h00. C'est l'heure du repos! C'est à 15h00 que les étudians ont leur cours. Pour ma part, à 12h00 nous quittons et allons manger quelques part. Application de Watkins à nouveau. L'après-midi est souvent réservé pour les promenades et l'exploration de la ville, les rencontres, la correspondance, la baignade à la piscine (on fait la belle vie hein?), etc. Maria et moi marchons beaucoup dans Parakou. Notre résolution: aucun déplacement en zem à l'exception du premier déplacement du matin. Nous marchons donc entre 10 et 15 km par jour ici. Mes souliers commencent à être usés... Autre application de Watkins avant de rentrer. Le retour à la maison se fait vers 18h00 ou nous préparons le souper et regardons, toujours sur TV5 monde, Question pour un champion (jeu questionnaire) suivi du Commissariat de Tampy (télésérie du Burkina Faso relatant les activités d'un commissariat de Ouagadougou; pas très bon mais ridiculement drôle, on pourrait même l'utiliser pour l'événement Total crap à Québec!) et Un gars, une fille (hey oui, la version québécoise!). Vers 20h00, c'est le souper suivi des infos sur France 24 ou TV5 monde (le journal de France 2). Finalement, la soirée est réservée à la causerie, la télé et, de temps à autre, nous allons prendre un pot (une bière) à La Fraîcheur (maquis/buvette près de l'hôpital). Je me couche relativement tôt ici, vers 22h00 tout au plus (à l'exception du jeudi ou c'est la Carte au trésor sur TV5 (émission ou deux conccurents s'affrontent dans une course au trésor, avec hélicoptère, à travers une région de France). Voilà, c'est la journée type à Parakou.

Le weekend prochain, c'est la visite du Park de la Pendjari. Nous organisons présentement le séjour. En espérant que tout se déroule comme prévu... Nous prendrons des photos!

Parlant de photos, j'ai réussi à en mettre quelques une (11 pour être exact) à votre disposition. Vous me direz que ce n'est pas beauoup, mais avec l'équipement informatique d'ici, c'est presqu'un exploit compte tenu que cela m'a pris plus d'une heure! Voici les instructions:

1. Rendez-vous sur www.flickr.com
2. Cliquez sur rechercher (en laissant la boîte de texte vide)
3. Une autre page s'affichera et vous cliquerez sur "Personne" au-dessus de la boîte de texte (vous ferez donc la recherche d'une personne).
4. Assurez-vous qu'en dessous de la boîte de texte c'est bien "Nom ou adresse courriel" qui est coché.
5. Entrez dans la boîte de texte: simon.kind@yahoo.ca
6. Cliquez sur rechercher et les 11 photos devraient s'afficher. Vous pourrez ensuite les agrandir au besoin.

Voilà! Bonne exploration!

Continuez d'écrire (surtout les lecteurs ne s'ayant pas encore manifesté...) et bonne semaine... Il nous en reste moins de deux à Parakou, nous revenons donc très bientôt.

Aurevoir,

Simon

jeudi 22 novembre 2007

Jour après jour...

Bonjour chers lecteurs!

Température
Ensoleillé, 35 degrés!

Santé
Rien à signaler, mais à part quelques maux de ventre légers mardi dernier. Rien de plus. On ne peut malheureusement pas en dire autant de ma collègue Maria qui est encore une fois au lit et très malade. Nous soupçonnons une gastro puisque la goutte-épaisse est revenue négative (la goutte-épaisse est le test diagnostique du paludisme (malaria)). Elle est sous Cipro depuis...

Actualité locale
La première dame est venue faire la distribution de jouets au CHD. Le problème: on a du utiliser une salle d'hospitalisation pour entreposer tous ces jouets et tous les lits sont dorénavant dans le corridor. Résultat: il n'y a plus assez d'espace pour les patients en pédiatrie, plein de beaux jouets dans une salle, des enfants malades dans les corridors et personne ne s'amusent avec les jouets. On a vérouillé la salle et les enfant n'y ont même pas accès. Etrange non?

Découverte du jour
On retrouve de la Glucosamine d'Adrien Gagnon dans une pharmacie de Parakou...

Nouvelles
Voilà qu'une autre semaine s'achève déjà. Le retour approche vite. Cette semaine, j'étais toujours au CSCom, à la maternité. J'ai donc pu y apprendre à faire l'examen des seins, le toucher vaginal, l'examen gynécologique, la mesure de la hauteur utérine, etc. Une semaine beaucoup plus profitable que la précédente.

Ce matin, j'ai fait la consultation au CDTT (Centre de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose). Il existe ce genre de centre dans les 77 CSCom du Bénin. L'infirmier en charge, Marc, m'a expliqué en détail la prise en charge de ces patients. Tout comme les patients atteints de VIH/SIDA, ceux-ci bénéficient gratuitement des médicaments anti-tuberculeux. Dès qu'une toux grasse persiste au-delà de trois semaines, on procède à un test de dépistage diagnostique qui consiste en l'analyse de trois échantillons de crachat (recherche du bacille de Koch). Dès que le diagnostique est fait, on procède au traitement. Le traitement est d'une durée de six mois (en cas de rehcute ou de reprise de traitement, la durée est de huit mois) et comporte deux phases: une phase intensive de deux mois ou le malade doit venir à tous les matins au centre de santé afin qu'on lui remettre sa médication (cette phase est très supervisée) et une phase de continuation de quatre mois ou le malade s'administre lui-même ses médicaments à la maison. On effectue quatre contrôles au cours du traitement. Bien entendu, on prend également soin d'évaluer la santé des proches du patient. Les enfants de moins de 5 ans bénéficient systématiquement et gratuitement d'une prophylaxie. Pour les autres, on regarde simplement s'il y a histoire de toux chronique avant de procéder à un dépistage. De plus, puisque les médicaments anti-tuberculeux créent une augmentation considérable de l'appétit chez son utilisateur, l'état béninois bénéficie d'une important subvention du FMI (Fond Mondial International) qui distribue des vives aux patients tuberculeux. Le taux de succès de ce programme de dépiatage et de traitement est estimé à 80%. Un excellent score pour un pays en développement.

C'est maintenant le moment d'une autre rubrique "information sur le Bénin"...

Comme je l'avais déjà annoncé en octobre, je m'attarderai aujourd'hui au problème de la prostitution. Avec mes amis de l'OSV Jordan (l'organisme faisant de la prévention ITS et VIH/SIDA auprès de groupes cibles) , j'ai eu la chance d'explorer davantage ce sujet. Ici, on distingue deux types de prostitution: les prostitués dites "affichées" et les "clandestines" ou "déguisées". Le premier groupe, ce sont les prostitués qui font la rue comme celles que nous connaissons chez nous. Avec Adam, un animateur de l'OSV Jordan, j'ai pu visiter leur lieu de travail. Il s'agit d'une concession à l'intérieur de laquelle on retrouve plusieurs chambres allignées à la manière d'un motel. L'installation est très rudimentaire: paillotte en dessous de laquelle on retrouve la porte d'entrée (en fait il s'agit d'un simple drap) suivi d'une chambre. Ces prostitués sont regroupées et forment une "association". Les plus vieilles sont souvent les leaders du groupe. Lorsqu'il y a un problème (ex: violence ou dispute), elles se réunissent pour en discuter et ce sont ces leaders qui animent la rencontre. Celles-ci sont aussi, pour l'OSV Jordan, des PE (Paires enseignantes), c'est-à-dire des personnes ressources que l'OSV Jordan a formé et qui font de la prévention à l'intérieur de leur groupe. Le message passe souvent plus efficacement ainsi. L'OSV Jordan fournit également gratuitement à ces groupes des préservatifs.

Le deuxième groupe, les "clandestines", ce sont en fait les travailleuses de bar, les barmaids! La plupart d'entres elles se laissent séduire, apprivoiser par leurs clients. Puisque celles-ci sont très mal payées, c'est donc un moyen pour elles de compléter aisément leur salaire. L'approche n'est pas aussi direct que pour les "affichées", ici, une séduction s'impose (celle-ci peut même prendre quelques jours). Ces séducteurs bénéficient par la suite d'un traitement de faveur lorsqu'ils revviennent à la buvette (terme désignant le bar ici) et on s'en rend vite compte lorsqu'on sort pour prendre un pot et que l'on met 30 minutes à être servi tandis que la table voisine bénéficie d'un service éclair et impeccable. Souvent, il s'agit de leur clients... Et ce jeu de séduction se poursuit à toutes les visites... C'est pourquoi l'OSV Jordan fait également de la préventions auprès de ce groupe cible, même si souvent, celles-ci sont beaucoup moins réceptives que les autres groupes.

Voilà! J'espère vous avoir fait découvrir une autre facette de ce pays d'Afrique: Le Bénin.

Bonne journée et à bientôt. Continuez de m'écrire...

Simon

vendredi 16 novembre 2007

Une semaine au CSCom

Bonne arrivée!

Température
Ensoleillée, 35 degré!

Santé
OK

Actualité locale
Des nouvelles de vos Ecureuils, ils sont en entraînement au Brésil en préparation de la CAN.

Découverte du jour
Ici, les résultats scolaires sont affichés à 3h00 AM!

Nouvelles
Voilà maintenant une autre semaine de passée. Il nous en reste que trois à Parakou! Cette semaine, ainsi que la semaine prochaine, nous sommes au CSCom (Centre se santé communautaire). Il s'agit d'un autre pallier du système sanitaire béninois. C'est en fait un intermédiaire entre le Centre de santé d'arrondissement (comme à Marégourou) et l'hôpital de zone (on en retrouve un dans chacune des communes du Bénin). Le CSCom, c'est deux département: la maternité (je vous disais que les Africains en font des bébés!) et le dispensaire. Nous avons également la possibilité de travailler au service de vaccination, au laboratoire et au centre de dépistage et des soins des tuberculeux. Pour ma part, j'ai jusqu'à maintenant fait le dispensaire et la vaccination. Comparativement à Marégourou, je n'ai pas été très actif cette semaine. On nous demande de s'asseoir et on nous dit d'observer. Pas très motivant. En fait, inccapable d'être au repos, j'ai dû me battre avec les infirmière pour pouvoir faire quelques injections et remplir les carnets de santé. Heureusement qu'à la vaccination, j'ai eu la chance de travailler avec David, un infirmier fort sympatique qui m'a gentiment expliqué le calendrier vaccinal béninois, les types de vaccins et leur mode d'administration. Après une brève démonstration, j'ai donc pu m'exercer à vacciner des dizaines d'enfants.

Nous avons également fait nos premières animations avec l'ONG OSV Jordan. C'est en compagnie des trois animateurs que nous nous sommes rendus dans un collège du quartier Zongo à Parakou pour faire les animations. Une animation de groupe et quelques animations individuelles. L'OSV Jordan est un ONG qui oeuvre dans la prévention/dépistage des ITSs et du VIH/SIDA. Les animateurs travaillent auprès d'étudiants, routiers, travailleuses du sexe, serveuses dans les bars... Bref, la clientèle à risque de contracter ces maladies. Tous les jours de la semaine, de 9h00 à 14h00, ils circulent à travers les différents groupes cibles pour faire de l'enseignement et de la prévention. Il s'agit d'un travail de terrain auquel nous avons, Maria et moi, participé mercredi dernier. Nous y retournons lundi et mercredi pour faire des tests rapides de dépistage auprès de militaires et nous irons faires des animations auprès des routiers et des travailleuses/clients des bars. Pour des étudiants en médecine, ce genre d'intervention est très pertinente.

Pour le weekend, ce sera plutôt tranquille. Nous préparons un voyage avec la faculté de médecine de l'Université de Parakou le premier weekend de décembre. Nous irons probablement au Parc national de la Pendjari pour voir les animaux et visiter de magnifiques cascades au nord du pays. De plus, nous avons fait la demande pour aller visiter le village Tata-Somba (voir la photo sur votre droite). Nous espérons que notre requête sera retenue.

Prochainement, j'essaierai de vous donner accès à quelques photos...

En atendant, continuer de m'écrire! J'ai hâte de ous vous revoir.

Simon

dimanche 11 novembre 2007

De retour de Marégourou (part two)

Ka sonsor... Ooo (vous devez répondre)

Température
Poussièreux!

Santé
OK

Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.

Découvertes du jour
On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!

Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...

Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...

Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...

Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.

Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.

A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!

Simon