vendredi 9 novembre 2007

De retour de Marégourou (part one)

A kpunan do? (vous devez répondre "Alafia")

Température
Ensoleillé, nuits fraîches. On dort bien!

Santé
Excellente, malgré tout ce que j'ai avalé de bizarre durant ces 10 jours!

Actualité locale
L'absence de contact avec toute civilisation justifie très bien que je n'inscrive rien dans cette section.

Découvertes... de la semaine
Les latrines!
Les camps Peuls.
Conduire une moto.
Des accouchements.
Puiser de l'eau.
Déplumer un poulet.
Dans les villages, on invites les gens à un baptême en leur offrant de la gomme balloune. Pour un mariage, on offre aussi de la gomme ou des noix de Cola.

Nouvelles
Que de beaux moments j'ai vécus à Marégourou. Petit village d'environ 4500 habitants déconnecté de toute civilisation. Pas d'électricité (à l'exception de quelques chanceux qui bénéficient du courant entre 19h00 et 23h00 en raison d'une génératrice à pétrole; nous faisions partie de ce nombre!), pas de téléphone (le réseau n'est pas disponible), aucun service (mis à part un petit magasin général au centre du village qui n'entrepose que l'essentiel). A peine une voiture (ou un camion) de temps à autre dans le village, quelques motos seulement. Malgré tout, les villageois sont très débrouillards et s'autosuffisent très bien. Plusieurs font l'agriculture, la pêche, d'autres sont plus manuels et travaillent le métal, réparent les motos ou vendent des pièces. Les femmes font la nourriture sur le feux (pour les plus riche, on utilise le charbon) et s'occupent des enfants. On se réveille à la lueur du jour et le village s'anime. On entend les animaux, les enfants, le bruit des balais de paille raclant le sol et le son des pilons qui pilent l'igname. A travers ces bruits, quelques mots de bariba, la langue autochtone locale. Telle est la vie à Marégourou. Les gens y vivent au jour le jour, en harmonie avec la nature comme le faisaient nos grands parents et arrières grands parents...

J'étais logé chez le chef-poste du village, le major Bernardin. Le major, c'est lui qui dispense les soins de santé au villageois, c'est donc l'infirmier du village. Bernadin et sa famille vivent sans une maison à quelques pas seulement du dispensaire. D'un côté, on retrouve le dispensaire et de l'autre, la maternité, car en Afrique, on en fait des enfants!

C'est tout pour le moment! Dans un prochain message, je raconterai plus en détail mon séjour et ce que j'ai vécu là-bas.

Continuez de m'écrire. C'est motivant de voir qu'à tous les jours de nouveaux lecteurs s'ajoutent au nombre.

A kwansouci (à toute à l'heure!)

Simon

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'entend la musique du village jusqu'ici. Le rytmhme des pilons sur les mortiers, le frôlement des balais sur le sable dès cinq heure du matin, les femmes qui saclent en cadence, les grillos et leur tamtam.
Encore une fois, je suis vraiment contente pour toi. Que tu aies autant apprécié ton séjour. Ici, toute ma famille et les amis entendent parler de toi :)!
As-tu mangé le beurre de karité avec le gateau d'haricot (beurk)? Et, je n'ai pas retrouvé ici quelqu'un qui connait le Néré, pourrais-tu t'informer sur la provenance de cette moutarde si délicieuse?
Claudine

Anonyme a dit…

Bonjour Simon,
Comme nous pouvons le constater, tu as vécu une expérience extraordinaire. J'espère que tu auras beaucoup de photos à nous montrer à ton retour. Ici tout va bien, le temps passe vite malgré tout, tu as déjà 5 semaines de stage d'accompli. Nous avons hâte de te revoir.

Lyna et Claude qui t'aiment xxx