Bonjour tout le monde!
Temperature
Ensoleillé, 34 degrés!
Santé
Tout va très bien!
Actualité locale
Miss Bénin 2007 a été élue!
Découverte du jour
On peut même transporter un matelat queen sur sa tête, sur une moto!
Nouvelles
Depuis la semaine dernière, peu de nouveauté. Nous sommes retournés au CHD et je suis présentement dans le service de la pédiatrie ou le paludisme n'est presque le diagnostique exclusif. Beaucoup d'enfant sont malades ici et ce n'est pas toujours très motivant d'aller au stage... Pour certains patients, c'est notre moral qui en prend un coup! Surtout quand on voit des poupons d'à peine quelques jours agonisant sur un lit, c'est parfois très difficile.
Puisque qu'à l'habitude, je raconte toujours des événements hors de l'ordinaire, j'ai décidé aujourd'hui de vous raconter l'"ordinaire", c'est-à-dire que je décrirai une journée typique de ma vie à Parakou.
Réveille entre 5h30 et 6h30 le matin (depuis mon arrivée, j'ai beaucoup de difficulté à dormir le matin), je fais donc de la lecture et de la planification dans mon lit en écoutant de la musique avec mon Ipod. A 7h00, le lever. Je prends mon Centrum quotidien (questions d'avoir toutes mes vitamines et minéraux) et je prends ma douche. Excellent réveille ici compte tenu qu'il n'y a pas d'eau chaude. Après la douche, je m'habille et prends soin d'appliquer la Watkins (pomade anti-moustique). A 7h30, le petit-déjeuner: croissant, tartinade au chocolat, fruits et jus sont au rendez-vous. Les Béninois n'ont pas l'habitude de déjeuner à leur réveil, c'est pourquoi j'ai pris l'initiative de m'acheter quelque chose de plus "occidental" pour manger le matin. En déjeunant, je regarde le téléjournal de Radio-Canada sur TV5 monde (ça me permet de suivre l'actualité canadienne à tous les jours...). Après le petit-déjeuner, je quitte pour l'hôpital vers 8h00. Jacques, mon zem privé, vient me chercher à la maison. A 8h30, c'est le staff. A l'image d'un retour sur la garde chez nous, il s'agit d'une réunion regroupant tous les étudiants en médecine des différentes années, les internes, les médecins et quelques infirmiers. Les étudiants ayant fait la garde des dernières 24 heures présentent les cas les plus intéressants. J'ai beaucoup de doute quant à l'utilité de ces rencontres, puisqu'elles sont nullement pédagogiques, on ne fait que s'obstiner sur des termes ou expressions médicales et les médecins diminuent souvent les étudiants, on ne profite pas au maximum de ce moment pour y faire de la formation... Apès le staff, c'est la tournée des patients. Chaque étudiant a une salle d'hospitalisation qui lui est assignée. C'est dont en compagnie des étudiants que nous faisont la tournée. A 12h00, c'est la fin des stages. Nous pouvons rester à l'hôpital, mais ce n'est pas de très grand intérêt puisqu'au Bénin, tous quittent vers midi pour revenir vers 15h00. C'est l'heure du repos! C'est à 15h00 que les étudians ont leur cours. Pour ma part, à 12h00 nous quittons et allons manger quelques part. Application de Watkins à nouveau. L'après-midi est souvent réservé pour les promenades et l'exploration de la ville, les rencontres, la correspondance, la baignade à la piscine (on fait la belle vie hein?), etc. Maria et moi marchons beaucoup dans Parakou. Notre résolution: aucun déplacement en zem à l'exception du premier déplacement du matin. Nous marchons donc entre 10 et 15 km par jour ici. Mes souliers commencent à être usés... Autre application de Watkins avant de rentrer. Le retour à la maison se fait vers 18h00 ou nous préparons le souper et regardons, toujours sur TV5 monde, Question pour un champion (jeu questionnaire) suivi du Commissariat de Tampy (télésérie du Burkina Faso relatant les activités d'un commissariat de Ouagadougou; pas très bon mais ridiculement drôle, on pourrait même l'utiliser pour l'événement Total crap à Québec!) et Un gars, une fille (hey oui, la version québécoise!). Vers 20h00, c'est le souper suivi des infos sur France 24 ou TV5 monde (le journal de France 2). Finalement, la soirée est réservée à la causerie, la télé et, de temps à autre, nous allons prendre un pot (une bière) à La Fraîcheur (maquis/buvette près de l'hôpital). Je me couche relativement tôt ici, vers 22h00 tout au plus (à l'exception du jeudi ou c'est la Carte au trésor sur TV5 (émission ou deux conccurents s'affrontent dans une course au trésor, avec hélicoptère, à travers une région de France). Voilà, c'est la journée type à Parakou.
Le weekend prochain, c'est la visite du Park de la Pendjari. Nous organisons présentement le séjour. En espérant que tout se déroule comme prévu... Nous prendrons des photos!
Parlant de photos, j'ai réussi à en mettre quelques une (11 pour être exact) à votre disposition. Vous me direz que ce n'est pas beauoup, mais avec l'équipement informatique d'ici, c'est presqu'un exploit compte tenu que cela m'a pris plus d'une heure! Voici les instructions:
1. Rendez-vous sur www.flickr.com
2. Cliquez sur rechercher (en laissant la boîte de texte vide)
3. Une autre page s'affichera et vous cliquerez sur "Personne" au-dessus de la boîte de texte (vous ferez donc la recherche d'une personne).
4. Assurez-vous qu'en dessous de la boîte de texte c'est bien "Nom ou adresse courriel" qui est coché.
5. Entrez dans la boîte de texte: simon.kind@yahoo.ca
6. Cliquez sur rechercher et les 11 photos devraient s'afficher. Vous pourrez ensuite les agrandir au besoin.
Voilà! Bonne exploration!
Continuez d'écrire (surtout les lecteurs ne s'ayant pas encore manifesté...) et bonne semaine... Il nous en reste moins de deux à Parakou, nous revenons donc très bientôt.
Aurevoir,
Simon
mardi 27 novembre 2007
jeudi 22 novembre 2007
Jour après jour...
Bonjour chers lecteurs!
Température
Ensoleillé, 35 degrés!
Santé
Rien à signaler, mais à part quelques maux de ventre légers mardi dernier. Rien de plus. On ne peut malheureusement pas en dire autant de ma collègue Maria qui est encore une fois au lit et très malade. Nous soupçonnons une gastro puisque la goutte-épaisse est revenue négative (la goutte-épaisse est le test diagnostique du paludisme (malaria)). Elle est sous Cipro depuis...
Actualité locale
La première dame est venue faire la distribution de jouets au CHD. Le problème: on a du utiliser une salle d'hospitalisation pour entreposer tous ces jouets et tous les lits sont dorénavant dans le corridor. Résultat: il n'y a plus assez d'espace pour les patients en pédiatrie, plein de beaux jouets dans une salle, des enfants malades dans les corridors et personne ne s'amusent avec les jouets. On a vérouillé la salle et les enfant n'y ont même pas accès. Etrange non?
Découverte du jour
On retrouve de la Glucosamine d'Adrien Gagnon dans une pharmacie de Parakou...
Nouvelles
Voilà qu'une autre semaine s'achève déjà. Le retour approche vite. Cette semaine, j'étais toujours au CSCom, à la maternité. J'ai donc pu y apprendre à faire l'examen des seins, le toucher vaginal, l'examen gynécologique, la mesure de la hauteur utérine, etc. Une semaine beaucoup plus profitable que la précédente.
Ce matin, j'ai fait la consultation au CDTT (Centre de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose). Il existe ce genre de centre dans les 77 CSCom du Bénin. L'infirmier en charge, Marc, m'a expliqué en détail la prise en charge de ces patients. Tout comme les patients atteints de VIH/SIDA, ceux-ci bénéficient gratuitement des médicaments anti-tuberculeux. Dès qu'une toux grasse persiste au-delà de trois semaines, on procède à un test de dépistage diagnostique qui consiste en l'analyse de trois échantillons de crachat (recherche du bacille de Koch). Dès que le diagnostique est fait, on procède au traitement. Le traitement est d'une durée de six mois (en cas de rehcute ou de reprise de traitement, la durée est de huit mois) et comporte deux phases: une phase intensive de deux mois ou le malade doit venir à tous les matins au centre de santé afin qu'on lui remettre sa médication (cette phase est très supervisée) et une phase de continuation de quatre mois ou le malade s'administre lui-même ses médicaments à la maison. On effectue quatre contrôles au cours du traitement. Bien entendu, on prend également soin d'évaluer la santé des proches du patient. Les enfants de moins de 5 ans bénéficient systématiquement et gratuitement d'une prophylaxie. Pour les autres, on regarde simplement s'il y a histoire de toux chronique avant de procéder à un dépistage. De plus, puisque les médicaments anti-tuberculeux créent une augmentation considérable de l'appétit chez son utilisateur, l'état béninois bénéficie d'une important subvention du FMI (Fond Mondial International) qui distribue des vives aux patients tuberculeux. Le taux de succès de ce programme de dépiatage et de traitement est estimé à 80%. Un excellent score pour un pays en développement.
C'est maintenant le moment d'une autre rubrique "information sur le Bénin"...
Comme je l'avais déjà annoncé en octobre, je m'attarderai aujourd'hui au problème de la prostitution. Avec mes amis de l'OSV Jordan (l'organisme faisant de la prévention ITS et VIH/SIDA auprès de groupes cibles) , j'ai eu la chance d'explorer davantage ce sujet. Ici, on distingue deux types de prostitution: les prostitués dites "affichées" et les "clandestines" ou "déguisées". Le premier groupe, ce sont les prostitués qui font la rue comme celles que nous connaissons chez nous. Avec Adam, un animateur de l'OSV Jordan, j'ai pu visiter leur lieu de travail. Il s'agit d'une concession à l'intérieur de laquelle on retrouve plusieurs chambres allignées à la manière d'un motel. L'installation est très rudimentaire: paillotte en dessous de laquelle on retrouve la porte d'entrée (en fait il s'agit d'un simple drap) suivi d'une chambre. Ces prostitués sont regroupées et forment une "association". Les plus vieilles sont souvent les leaders du groupe. Lorsqu'il y a un problème (ex: violence ou dispute), elles se réunissent pour en discuter et ce sont ces leaders qui animent la rencontre. Celles-ci sont aussi, pour l'OSV Jordan, des PE (Paires enseignantes), c'est-à-dire des personnes ressources que l'OSV Jordan a formé et qui font de la prévention à l'intérieur de leur groupe. Le message passe souvent plus efficacement ainsi. L'OSV Jordan fournit également gratuitement à ces groupes des préservatifs.
Le deuxième groupe, les "clandestines", ce sont en fait les travailleuses de bar, les barmaids! La plupart d'entres elles se laissent séduire, apprivoiser par leurs clients. Puisque celles-ci sont très mal payées, c'est donc un moyen pour elles de compléter aisément leur salaire. L'approche n'est pas aussi direct que pour les "affichées", ici, une séduction s'impose (celle-ci peut même prendre quelques jours). Ces séducteurs bénéficient par la suite d'un traitement de faveur lorsqu'ils revviennent à la buvette (terme désignant le bar ici) et on s'en rend vite compte lorsqu'on sort pour prendre un pot et que l'on met 30 minutes à être servi tandis que la table voisine bénéficie d'un service éclair et impeccable. Souvent, il s'agit de leur clients... Et ce jeu de séduction se poursuit à toutes les visites... C'est pourquoi l'OSV Jordan fait également de la préventions auprès de ce groupe cible, même si souvent, celles-ci sont beaucoup moins réceptives que les autres groupes.
Voilà! J'espère vous avoir fait découvrir une autre facette de ce pays d'Afrique: Le Bénin.
Bonne journée et à bientôt. Continuez de m'écrire...
Simon
Température
Ensoleillé, 35 degrés!
Santé
Rien à signaler, mais à part quelques maux de ventre légers mardi dernier. Rien de plus. On ne peut malheureusement pas en dire autant de ma collègue Maria qui est encore une fois au lit et très malade. Nous soupçonnons une gastro puisque la goutte-épaisse est revenue négative (la goutte-épaisse est le test diagnostique du paludisme (malaria)). Elle est sous Cipro depuis...
Actualité locale
La première dame est venue faire la distribution de jouets au CHD. Le problème: on a du utiliser une salle d'hospitalisation pour entreposer tous ces jouets et tous les lits sont dorénavant dans le corridor. Résultat: il n'y a plus assez d'espace pour les patients en pédiatrie, plein de beaux jouets dans une salle, des enfants malades dans les corridors et personne ne s'amusent avec les jouets. On a vérouillé la salle et les enfant n'y ont même pas accès. Etrange non?
Découverte du jour
On retrouve de la Glucosamine d'Adrien Gagnon dans une pharmacie de Parakou...
Nouvelles
Voilà qu'une autre semaine s'achève déjà. Le retour approche vite. Cette semaine, j'étais toujours au CSCom, à la maternité. J'ai donc pu y apprendre à faire l'examen des seins, le toucher vaginal, l'examen gynécologique, la mesure de la hauteur utérine, etc. Une semaine beaucoup plus profitable que la précédente.
Ce matin, j'ai fait la consultation au CDTT (Centre de Dépistage et de Traitement de la Tuberculose). Il existe ce genre de centre dans les 77 CSCom du Bénin. L'infirmier en charge, Marc, m'a expliqué en détail la prise en charge de ces patients. Tout comme les patients atteints de VIH/SIDA, ceux-ci bénéficient gratuitement des médicaments anti-tuberculeux. Dès qu'une toux grasse persiste au-delà de trois semaines, on procède à un test de dépistage diagnostique qui consiste en l'analyse de trois échantillons de crachat (recherche du bacille de Koch). Dès que le diagnostique est fait, on procède au traitement. Le traitement est d'une durée de six mois (en cas de rehcute ou de reprise de traitement, la durée est de huit mois) et comporte deux phases: une phase intensive de deux mois ou le malade doit venir à tous les matins au centre de santé afin qu'on lui remettre sa médication (cette phase est très supervisée) et une phase de continuation de quatre mois ou le malade s'administre lui-même ses médicaments à la maison. On effectue quatre contrôles au cours du traitement. Bien entendu, on prend également soin d'évaluer la santé des proches du patient. Les enfants de moins de 5 ans bénéficient systématiquement et gratuitement d'une prophylaxie. Pour les autres, on regarde simplement s'il y a histoire de toux chronique avant de procéder à un dépistage. De plus, puisque les médicaments anti-tuberculeux créent une augmentation considérable de l'appétit chez son utilisateur, l'état béninois bénéficie d'une important subvention du FMI (Fond Mondial International) qui distribue des vives aux patients tuberculeux. Le taux de succès de ce programme de dépiatage et de traitement est estimé à 80%. Un excellent score pour un pays en développement.
C'est maintenant le moment d'une autre rubrique "information sur le Bénin"...
Comme je l'avais déjà annoncé en octobre, je m'attarderai aujourd'hui au problème de la prostitution. Avec mes amis de l'OSV Jordan (l'organisme faisant de la prévention ITS et VIH/SIDA auprès de groupes cibles) , j'ai eu la chance d'explorer davantage ce sujet. Ici, on distingue deux types de prostitution: les prostitués dites "affichées" et les "clandestines" ou "déguisées". Le premier groupe, ce sont les prostitués qui font la rue comme celles que nous connaissons chez nous. Avec Adam, un animateur de l'OSV Jordan, j'ai pu visiter leur lieu de travail. Il s'agit d'une concession à l'intérieur de laquelle on retrouve plusieurs chambres allignées à la manière d'un motel. L'installation est très rudimentaire: paillotte en dessous de laquelle on retrouve la porte d'entrée (en fait il s'agit d'un simple drap) suivi d'une chambre. Ces prostitués sont regroupées et forment une "association". Les plus vieilles sont souvent les leaders du groupe. Lorsqu'il y a un problème (ex: violence ou dispute), elles se réunissent pour en discuter et ce sont ces leaders qui animent la rencontre. Celles-ci sont aussi, pour l'OSV Jordan, des PE (Paires enseignantes), c'est-à-dire des personnes ressources que l'OSV Jordan a formé et qui font de la prévention à l'intérieur de leur groupe. Le message passe souvent plus efficacement ainsi. L'OSV Jordan fournit également gratuitement à ces groupes des préservatifs.
Le deuxième groupe, les "clandestines", ce sont en fait les travailleuses de bar, les barmaids! La plupart d'entres elles se laissent séduire, apprivoiser par leurs clients. Puisque celles-ci sont très mal payées, c'est donc un moyen pour elles de compléter aisément leur salaire. L'approche n'est pas aussi direct que pour les "affichées", ici, une séduction s'impose (celle-ci peut même prendre quelques jours). Ces séducteurs bénéficient par la suite d'un traitement de faveur lorsqu'ils revviennent à la buvette (terme désignant le bar ici) et on s'en rend vite compte lorsqu'on sort pour prendre un pot et que l'on met 30 minutes à être servi tandis que la table voisine bénéficie d'un service éclair et impeccable. Souvent, il s'agit de leur clients... Et ce jeu de séduction se poursuit à toutes les visites... C'est pourquoi l'OSV Jordan fait également de la préventions auprès de ce groupe cible, même si souvent, celles-ci sont beaucoup moins réceptives que les autres groupes.
Voilà! J'espère vous avoir fait découvrir une autre facette de ce pays d'Afrique: Le Bénin.
Bonne journée et à bientôt. Continuez de m'écrire...
Simon
vendredi 16 novembre 2007
Une semaine au CSCom
Bonne arrivée!
Température
Ensoleillée, 35 degré!
Santé
OK
Actualité locale
Des nouvelles de vos Ecureuils, ils sont en entraînement au Brésil en préparation de la CAN.
Découverte du jour
Ici, les résultats scolaires sont affichés à 3h00 AM!
Nouvelles
Voilà maintenant une autre semaine de passée. Il nous en reste que trois à Parakou! Cette semaine, ainsi que la semaine prochaine, nous sommes au CSCom (Centre se santé communautaire). Il s'agit d'un autre pallier du système sanitaire béninois. C'est en fait un intermédiaire entre le Centre de santé d'arrondissement (comme à Marégourou) et l'hôpital de zone (on en retrouve un dans chacune des communes du Bénin). Le CSCom, c'est deux département: la maternité (je vous disais que les Africains en font des bébés!) et le dispensaire. Nous avons également la possibilité de travailler au service de vaccination, au laboratoire et au centre de dépistage et des soins des tuberculeux. Pour ma part, j'ai jusqu'à maintenant fait le dispensaire et la vaccination. Comparativement à Marégourou, je n'ai pas été très actif cette semaine. On nous demande de s'asseoir et on nous dit d'observer. Pas très motivant. En fait, inccapable d'être au repos, j'ai dû me battre avec les infirmière pour pouvoir faire quelques injections et remplir les carnets de santé. Heureusement qu'à la vaccination, j'ai eu la chance de travailler avec David, un infirmier fort sympatique qui m'a gentiment expliqué le calendrier vaccinal béninois, les types de vaccins et leur mode d'administration. Après une brève démonstration, j'ai donc pu m'exercer à vacciner des dizaines d'enfants.
Nous avons également fait nos premières animations avec l'ONG OSV Jordan. C'est en compagnie des trois animateurs que nous nous sommes rendus dans un collège du quartier Zongo à Parakou pour faire les animations. Une animation de groupe et quelques animations individuelles. L'OSV Jordan est un ONG qui oeuvre dans la prévention/dépistage des ITSs et du VIH/SIDA. Les animateurs travaillent auprès d'étudiants, routiers, travailleuses du sexe, serveuses dans les bars... Bref, la clientèle à risque de contracter ces maladies. Tous les jours de la semaine, de 9h00 à 14h00, ils circulent à travers les différents groupes cibles pour faire de l'enseignement et de la prévention. Il s'agit d'un travail de terrain auquel nous avons, Maria et moi, participé mercredi dernier. Nous y retournons lundi et mercredi pour faire des tests rapides de dépistage auprès de militaires et nous irons faires des animations auprès des routiers et des travailleuses/clients des bars. Pour des étudiants en médecine, ce genre d'intervention est très pertinente.
Pour le weekend, ce sera plutôt tranquille. Nous préparons un voyage avec la faculté de médecine de l'Université de Parakou le premier weekend de décembre. Nous irons probablement au Parc national de la Pendjari pour voir les animaux et visiter de magnifiques cascades au nord du pays. De plus, nous avons fait la demande pour aller visiter le village Tata-Somba (voir la photo sur votre droite). Nous espérons que notre requête sera retenue.
Prochainement, j'essaierai de vous donner accès à quelques photos...
En atendant, continuer de m'écrire! J'ai hâte de ous vous revoir.
Simon
Température
Ensoleillée, 35 degré!
Santé
OK
Actualité locale
Des nouvelles de vos Ecureuils, ils sont en entraînement au Brésil en préparation de la CAN.
Découverte du jour
Ici, les résultats scolaires sont affichés à 3h00 AM!
Nouvelles
Voilà maintenant une autre semaine de passée. Il nous en reste que trois à Parakou! Cette semaine, ainsi que la semaine prochaine, nous sommes au CSCom (Centre se santé communautaire). Il s'agit d'un autre pallier du système sanitaire béninois. C'est en fait un intermédiaire entre le Centre de santé d'arrondissement (comme à Marégourou) et l'hôpital de zone (on en retrouve un dans chacune des communes du Bénin). Le CSCom, c'est deux département: la maternité (je vous disais que les Africains en font des bébés!) et le dispensaire. Nous avons également la possibilité de travailler au service de vaccination, au laboratoire et au centre de dépistage et des soins des tuberculeux. Pour ma part, j'ai jusqu'à maintenant fait le dispensaire et la vaccination. Comparativement à Marégourou, je n'ai pas été très actif cette semaine. On nous demande de s'asseoir et on nous dit d'observer. Pas très motivant. En fait, inccapable d'être au repos, j'ai dû me battre avec les infirmière pour pouvoir faire quelques injections et remplir les carnets de santé. Heureusement qu'à la vaccination, j'ai eu la chance de travailler avec David, un infirmier fort sympatique qui m'a gentiment expliqué le calendrier vaccinal béninois, les types de vaccins et leur mode d'administration. Après une brève démonstration, j'ai donc pu m'exercer à vacciner des dizaines d'enfants.
Nous avons également fait nos premières animations avec l'ONG OSV Jordan. C'est en compagnie des trois animateurs que nous nous sommes rendus dans un collège du quartier Zongo à Parakou pour faire les animations. Une animation de groupe et quelques animations individuelles. L'OSV Jordan est un ONG qui oeuvre dans la prévention/dépistage des ITSs et du VIH/SIDA. Les animateurs travaillent auprès d'étudiants, routiers, travailleuses du sexe, serveuses dans les bars... Bref, la clientèle à risque de contracter ces maladies. Tous les jours de la semaine, de 9h00 à 14h00, ils circulent à travers les différents groupes cibles pour faire de l'enseignement et de la prévention. Il s'agit d'un travail de terrain auquel nous avons, Maria et moi, participé mercredi dernier. Nous y retournons lundi et mercredi pour faire des tests rapides de dépistage auprès de militaires et nous irons faires des animations auprès des routiers et des travailleuses/clients des bars. Pour des étudiants en médecine, ce genre d'intervention est très pertinente.
Pour le weekend, ce sera plutôt tranquille. Nous préparons un voyage avec la faculté de médecine de l'Université de Parakou le premier weekend de décembre. Nous irons probablement au Parc national de la Pendjari pour voir les animaux et visiter de magnifiques cascades au nord du pays. De plus, nous avons fait la demande pour aller visiter le village Tata-Somba (voir la photo sur votre droite). Nous espérons que notre requête sera retenue.
Prochainement, j'essaierai de vous donner accès à quelques photos...
En atendant, continuer de m'écrire! J'ai hâte de ous vous revoir.
Simon
dimanche 11 novembre 2007
De retour de Marégourou (part two)
Ka sonsor... Ooo (vous devez répondre)
Température
Poussièreux!
Santé
OK
Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.
Découvertes du jour
On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!
Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...
Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...
Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...
Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.
Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.
A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!
Simon
Température
Poussièreux!
Santé
OK
Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.
Découvertes du jour
On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!
Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...
Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...
Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...
Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.
Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.
A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!
Simon
vendredi 9 novembre 2007
De retour de Marégourou (part one)
A kpunan do? (vous devez répondre "Alafia")
Température
Ensoleillé, nuits fraîches. On dort bien!
Santé
Excellente, malgré tout ce que j'ai avalé de bizarre durant ces 10 jours!
Actualité locale
L'absence de contact avec toute civilisation justifie très bien que je n'inscrive rien dans cette section.
Découvertes... de la semaine
Les latrines!
Les camps Peuls.
Conduire une moto.
Des accouchements.
Puiser de l'eau.
Déplumer un poulet.
Dans les villages, on invites les gens à un baptême en leur offrant de la gomme balloune. Pour un mariage, on offre aussi de la gomme ou des noix de Cola.
Nouvelles
Que de beaux moments j'ai vécus à Marégourou. Petit village d'environ 4500 habitants déconnecté de toute civilisation. Pas d'électricité (à l'exception de quelques chanceux qui bénéficient du courant entre 19h00 et 23h00 en raison d'une génératrice à pétrole; nous faisions partie de ce nombre!), pas de téléphone (le réseau n'est pas disponible), aucun service (mis à part un petit magasin général au centre du village qui n'entrepose que l'essentiel). A peine une voiture (ou un camion) de temps à autre dans le village, quelques motos seulement. Malgré tout, les villageois sont très débrouillards et s'autosuffisent très bien. Plusieurs font l'agriculture, la pêche, d'autres sont plus manuels et travaillent le métal, réparent les motos ou vendent des pièces. Les femmes font la nourriture sur le feux (pour les plus riche, on utilise le charbon) et s'occupent des enfants. On se réveille à la lueur du jour et le village s'anime. On entend les animaux, les enfants, le bruit des balais de paille raclant le sol et le son des pilons qui pilent l'igname. A travers ces bruits, quelques mots de bariba, la langue autochtone locale. Telle est la vie à Marégourou. Les gens y vivent au jour le jour, en harmonie avec la nature comme le faisaient nos grands parents et arrières grands parents...
J'étais logé chez le chef-poste du village, le major Bernardin. Le major, c'est lui qui dispense les soins de santé au villageois, c'est donc l'infirmier du village. Bernadin et sa famille vivent sans une maison à quelques pas seulement du dispensaire. D'un côté, on retrouve le dispensaire et de l'autre, la maternité, car en Afrique, on en fait des enfants!
C'est tout pour le moment! Dans un prochain message, je raconterai plus en détail mon séjour et ce que j'ai vécu là-bas.
Continuez de m'écrire. C'est motivant de voir qu'à tous les jours de nouveaux lecteurs s'ajoutent au nombre.
A kwansouci (à toute à l'heure!)
Simon
Température
Ensoleillé, nuits fraîches. On dort bien!
Santé
Excellente, malgré tout ce que j'ai avalé de bizarre durant ces 10 jours!
Actualité locale
L'absence de contact avec toute civilisation justifie très bien que je n'inscrive rien dans cette section.
Découvertes... de la semaine
Les latrines!
Les camps Peuls.
Conduire une moto.
Des accouchements.
Puiser de l'eau.
Déplumer un poulet.
Dans les villages, on invites les gens à un baptême en leur offrant de la gomme balloune. Pour un mariage, on offre aussi de la gomme ou des noix de Cola.
Nouvelles
Que de beaux moments j'ai vécus à Marégourou. Petit village d'environ 4500 habitants déconnecté de toute civilisation. Pas d'électricité (à l'exception de quelques chanceux qui bénéficient du courant entre 19h00 et 23h00 en raison d'une génératrice à pétrole; nous faisions partie de ce nombre!), pas de téléphone (le réseau n'est pas disponible), aucun service (mis à part un petit magasin général au centre du village qui n'entrepose que l'essentiel). A peine une voiture (ou un camion) de temps à autre dans le village, quelques motos seulement. Malgré tout, les villageois sont très débrouillards et s'autosuffisent très bien. Plusieurs font l'agriculture, la pêche, d'autres sont plus manuels et travaillent le métal, réparent les motos ou vendent des pièces. Les femmes font la nourriture sur le feux (pour les plus riche, on utilise le charbon) et s'occupent des enfants. On se réveille à la lueur du jour et le village s'anime. On entend les animaux, les enfants, le bruit des balais de paille raclant le sol et le son des pilons qui pilent l'igname. A travers ces bruits, quelques mots de bariba, la langue autochtone locale. Telle est la vie à Marégourou. Les gens y vivent au jour le jour, en harmonie avec la nature comme le faisaient nos grands parents et arrières grands parents...
J'étais logé chez le chef-poste du village, le major Bernardin. Le major, c'est lui qui dispense les soins de santé au villageois, c'est donc l'infirmier du village. Bernadin et sa famille vivent sans une maison à quelques pas seulement du dispensaire. D'un côté, on retrouve le dispensaire et de l'autre, la maternité, car en Afrique, on en fait des enfants!
C'est tout pour le moment! Dans un prochain message, je raconterai plus en détail mon séjour et ce que j'ai vécu là-bas.
Continuez de m'écrire. C'est motivant de voir qu'à tous les jours de nouveaux lecteurs s'ajoutent au nombre.
A kwansouci (à toute à l'heure!)
Simon
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Bonsoir!
Température
Très chaud et sec. Il y a beaucoup de poussière dans l'air. Nos vêtements deviennent rouge.
Santé
Mieux que jamais.
Actualité locale
Le réseau MOOV est épargné! Pas de coupure en vue.
Découverte du jour
Les Béninois mangent, mangent et mangent trop.
Nouvelles
Dans un premier temps, je présenterai notre court séjour à Abomey. Dans un second message, j'exposerai ma semaine dans le village de Marégourou.
Ici, les trajets en bus sont légèrement différents des nôtres. Plusieurs arrêts s'imposent: pour aller aux toilettes, pour acheter des produits au bord de la route, pour une panne, etc. A notre arrivée à Bohicon, là ou le bus fait arrêt, il a fallu faire vite. Premier obstacle: les dizaines de vendeurs ambulants qui vous passent sous le nez divers produits locaux les odeurs sont parfois douteuses. Les gens se bousculent et vous poussent pour descendre du bus. Une fois ce premier obstacle franchi, c'est le temps de récupérer les bagages. Plusieurs conducteurs de zem vous ont déjà identifié en tant que client potentiel (puisque vous êtes blanc). Ils s'acharnent à vouloir vous aider à prendre vos bagages. Comme nos amis Pegy et Mannix venaient nous chercher, nous n'avions pas besoin de leur service, mais ils ne semblaient rien comprendre jusqu'à ce que nos amis fassent leur apparition et leur expliquent clairement qu'on n'avait pas besoin d'eux. Une fois sur la route, nous devions nous diriger vers Abomey à quelques kilomètres de Bohicon. La promenade à moto fût interrompu à quelques reprises par les orages qui allongea quelque peu la durée du trajet. Une fois à la maison, Maria chez Mannix et moi chez Pegy, nous avons pu nous reposer un peu et manger. Le lendemain, un programme bien chargé nous attendait. Nous avons débuté notre journée par la visite du Palais d'Abomey. Là, un guide nous a fait visiter les lieux en relatant toutes les étapes de la dynastie des rois d'Abomey. Une ville très riche en histoire. Malheureusement, le gouvernement béninois n'investit pas beaucoup d'argent dans les sites touristiques et ceux-ci laissent souvent à désirer. Pourtant, ce palais est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Après la visite du palais, nous nous sommes rendu à la place GOHO ou une gigantesque statut du roi BEHANZIN veille à l'entrée de la ville. Par la suite, une visite du palais royale (comme dans plusieurs villes et villages du Bénin, il y a encore un roi à Abomey) s,impose. Après avoir longuement discuté avec un guide du palais, Pegy nous a négocié une audience avec le roi. Nous avons donc pu le rencontrer et discuter avec lui. Comme le veut la coutume, nous avons du enlever nos chaussures et nous prosterner devant lui avant de pouvoir lui adresser la parole. Il nous a ensuite invité à s'asseoir à ses côtés, avec ses conseillers, sur des nates. Il nous a offert un scotch et nous avons discuté avec lui. Un peu ventard et menteur ce roi! A notre retour à la maison, nous avons bien rit de ces quelques exagérations... Nous avons terminé la journée en trouvant le site d'une ancienne ville souterraine, près de Bohicon. Malheureusement, il était tard et nous devions préalablement planifier la visite avec le maire de la ville qui contrôle les opérations. Il s'agit en fait d'un site archéologique géré par la mairie de Bohicon. Nous planifierons peut-être une visite lors de notre retour sur Cotonou dans quelques semaines. Nous sommes donc retourné à la maison pour prendre un copieux repas, à la manière des Béninois!
Le lendemain, c'érait déjà le retour et nous avons du attendre le bus pendant près de 2 heures en raison d'un accident sur la route nationale. Notre retour s'est très bien passé malgré les nombreux arrêts...
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Simon
Température
Très chaud et sec. Il y a beaucoup de poussière dans l'air. Nos vêtements deviennent rouge.
Santé
Mieux que jamais.
Actualité locale
Le réseau MOOV est épargné! Pas de coupure en vue.
Découverte du jour
Les Béninois mangent, mangent et mangent trop.
Nouvelles
Dans un premier temps, je présenterai notre court séjour à Abomey. Dans un second message, j'exposerai ma semaine dans le village de Marégourou.
Ici, les trajets en bus sont légèrement différents des nôtres. Plusieurs arrêts s'imposent: pour aller aux toilettes, pour acheter des produits au bord de la route, pour une panne, etc. A notre arrivée à Bohicon, là ou le bus fait arrêt, il a fallu faire vite. Premier obstacle: les dizaines de vendeurs ambulants qui vous passent sous le nez divers produits locaux les odeurs sont parfois douteuses. Les gens se bousculent et vous poussent pour descendre du bus. Une fois ce premier obstacle franchi, c'est le temps de récupérer les bagages. Plusieurs conducteurs de zem vous ont déjà identifié en tant que client potentiel (puisque vous êtes blanc). Ils s'acharnent à vouloir vous aider à prendre vos bagages. Comme nos amis Pegy et Mannix venaient nous chercher, nous n'avions pas besoin de leur service, mais ils ne semblaient rien comprendre jusqu'à ce que nos amis fassent leur apparition et leur expliquent clairement qu'on n'avait pas besoin d'eux. Une fois sur la route, nous devions nous diriger vers Abomey à quelques kilomètres de Bohicon. La promenade à moto fût interrompu à quelques reprises par les orages qui allongea quelque peu la durée du trajet. Une fois à la maison, Maria chez Mannix et moi chez Pegy, nous avons pu nous reposer un peu et manger. Le lendemain, un programme bien chargé nous attendait. Nous avons débuté notre journée par la visite du Palais d'Abomey. Là, un guide nous a fait visiter les lieux en relatant toutes les étapes de la dynastie des rois d'Abomey. Une ville très riche en histoire. Malheureusement, le gouvernement béninois n'investit pas beaucoup d'argent dans les sites touristiques et ceux-ci laissent souvent à désirer. Pourtant, ce palais est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Après la visite du palais, nous nous sommes rendu à la place GOHO ou une gigantesque statut du roi BEHANZIN veille à l'entrée de la ville. Par la suite, une visite du palais royale (comme dans plusieurs villes et villages du Bénin, il y a encore un roi à Abomey) s,impose. Après avoir longuement discuté avec un guide du palais, Pegy nous a négocié une audience avec le roi. Nous avons donc pu le rencontrer et discuter avec lui. Comme le veut la coutume, nous avons du enlever nos chaussures et nous prosterner devant lui avant de pouvoir lui adresser la parole. Il nous a ensuite invité à s'asseoir à ses côtés, avec ses conseillers, sur des nates. Il nous a offert un scotch et nous avons discuté avec lui. Un peu ventard et menteur ce roi! A notre retour à la maison, nous avons bien rit de ces quelques exagérations... Nous avons terminé la journée en trouvant le site d'une ancienne ville souterraine, près de Bohicon. Malheureusement, il était tard et nous devions préalablement planifier la visite avec le maire de la ville qui contrôle les opérations. Il s'agit en fait d'un site archéologique géré par la mairie de Bohicon. Nous planifierons peut-être une visite lors de notre retour sur Cotonou dans quelques semaines. Nous sommes donc retourné à la maison pour prendre un copieux repas, à la manière des Béninois!
Le lendemain, c'érait déjà le retour et nous avons du attendre le bus pendant près de 2 heures en raison d'un accident sur la route nationale. Notre retour s'est très bien passé malgré les nombreux arrêts...
C'est en rvenant d'Abomey atss, apitt, afrutt, achnut...
Simon
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