dimanche 11 novembre 2007

De retour de Marégourou (part two)

Ka sonsor... Ooo (vous devez répondre)

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Actualité locale
Une société canadienne a découvert du pétrole au large des côtes béninoise.

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On ne peinture pas l'extérieur des maisons pour ne pas payer d'impôt.
Les noix de cola, c'est stimulant, mais pas très bon au goût. Red Bull peut bien aller se "rhabiller"!

Nouvelles
Après maintenant 3 jours à Parakou, je reprends garduellement le rythme citadin. Mon séjour à Marégourou fût bien occupé. J'avais spécifié à mon facilitateur, Aimé, que j'étais quelqu'un d'actif et que je n'aimais pas beaucoup les temps morts. C'est ainsi qu'il planifia un programme très chargé. J'ai travaillé de nombreuses heures au dispensaire ou j'ai pu pratiquer des techniques telles injections intra-musculaires, intra-veineuses, catéthérisme, vaccination d'enfant et de mères, rédaction des prescriptions et des notes au dossier (en fait, ici, chacun possède son carnet de santé dans lequel on écrit les notes), accouchements (il y en a eu cinq durant mon séjour, tous des garçons! J'ai observé les deux premiers et c'est moi qui ait fait les trois derniers, photos à l'appui!), etc. La médecine est exercée bien différemment de chez nous. Dans le dispensaire, aucun examen physique, on ne se base que sur les symptômes du patient. L'approche est aussi centrée presqu'exclusivement sur la maladie et non sur le patient, mais on passe cependant près de 20 minutes pour se saluer: "et les enfant? et la famille? et le frère? et la soeur? et le chien? et le cousin? et le beaux-frère au Togo? etc...

Mis à part le dispensaire et la maternité, j'ai eu beaucoup de contacts avec la population du village. On m'a d'abord présenté aux personnalités importantes: le délégué (qui avait toujours l'air fâché et dont je ne comprenais pas un mot), le roi, le directeur de l'école, etc. J'ai aussi préparé et servi la pâte (souvent à base de farine de maïs) pour une famille d'environ 160 personnes (ici, dans les familles, on retrouve un homme qui a eu plusieurs femmes qui elles, ont eu plusieurs enfants et ces enfants ont eu des enfants, etc, etc, etc), ce qui explique le nombre important d'individus à l'intérieur de la même concession. Vous aurez compris que la concession est composée de plusieurs maisons, mais on mange tous la même pâte! J'ai aussi été au champs. C'est avec mon ami Bio (c'est le nom de l'agriculteur; un nom de circonstance!)que j'ai fait le tour des champs. Bio possède 55 hectars, c'est l'agriculteur le plus important de toute la zone sanitaire de N'Dali/Parakou. Il cultive principalement le maïs, le coton (j'ai cueillis le coton, c'est doux!) et le sorgo. Il a aussi quelques champs d'igname. C'est donc en sa compagnie que j'ai passé tout un après-midi à marcher ses champs. C'était chaud! J'ai aussi eu la chance de visiter de nombreux camps Peul (le peuple nomade dont je vous avais déjà parlé) dans lesquels nous avons fait la stratégie avancée, c'est-à-dire, la vaccination des enfants à domicile. J'ai également visité bon nombre d'écoles, autant primaires que secondaires. Les élèves sont extrêmement disciplinés ici! Malheureusement, comme dans plusieurs écoles africaines, le matériel et les installations sont déficientes. A la sortie des classes, une troupe d'enfants me suivait, criant très fort Bature (on prononce batouré) ce qui veut dire "le blanc" en Bariba. Nous avons aussi visité les dispensaires des villages voisins et rencontrer les autres majors. J'ai aussi pu visiter et vivre l'énergie du marché local ou les femmes viennent de partout pour vendre produits de récolte; savons (souvent artisanaux), vêtements, nourriture, etc. De drôles d'odeurs se dégagent parfois des stands...

Sur une note plus triste, j'ai aussi assité à mon premier décès. C'était un enfant Peul de 5 mois. Nous l'avions rencontré plus tôt dans la semaine pour paludisme simple (en fait, toutes personnes qui consulte ici se voit prescrire des anti-palludéens et 90% des consultations ont comme diagnostique final le paludisme), mais quelques jours plus tard, la fièvre avait progressé. Il était maintenant un peu tard pour venir consulter. Immédiatement, le major remplissa les papiers pour assurer le transfert de l'enfant vers l'hôpital de zone, à Boko, à 70 km de Marégourou. Cependant, il n'y a pas d'ambulance pour assurer les transferts. C'est donc à la famille de faire le transport. Bien qu'il aurait été possible de se rendre à Boko et de sauver l'enfant, les Peuls ont plutôt décidé de regarder l'enfant mourir devant le dispensaire (ils ont une toute autre vision de la vie). Le major et moi avons assisté tristement à cette terrible épreuve, impuissant devant une situation ou nous avions tout fait pour l'enfant. Le petit est décédé quelques heures plus tard. Une image désolante dont j'aimerais pouvoir me débarasser et qui restera à jamais gravée dans ma tête. J'ai eu beaucoup de difficulté à dormir ce soir-là revoyant continuellement le visage du poupon...

Malgré cette épreuve, je suis tout de même très satisfait de mon expérience dans ce village. Mon passage à Marégourou aura sans doute un grand impact sur la façon de percevoir les difficultés.

Voilà ce qui résume mon séjour, mais ce n'est qu'un bref apperçu. Il faut vivre l'expérience pour comprendre tous les détails d'une telle aventure.

A bientôt et continuez d'écrire. Vos commentaires sont importants pour moi!

Simon

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Simon,

C'est dimanche après-midi il est 4 heures, température 2 degrés ensoleillée. Nous arrivons de St-Nérée de Bellechasse (chalet à José). Nous apprécions beaucoup tes commentaires, parfois nous te trouvons drôle, parce que nous t'imaginons. Claude demande si tu as vu une girafe ah!ah! A Bientôt et bonne semaine.

Lyna et Claude qui t'aiment fort xxx

Anonyme a dit…

Bonjour Simon,

C'est toujours avec joie et intérêt que je lis tes chroniques. Force est de reconnaître tes talents de journaliste (je dirais plutôt de "raconteur") car tout ce que tu nous racontes et surtout de la façon dont tu le fais, nous permet de te voir évoluer et d'imaginer ce milieu bien différent du nôtre. J'espère donc que tout ira bien pour toi jusqu'à la fin et que tu nous rapporteras "tout plein" de belles photos que nous prendrons plaisir à regarder pendant les vacances de Noël, lors de nos longues et "froides" soirées...

En attendant, prends bien soin de toi. Au fait, comment vont nos Écureuils?

Rock

Anonyme a dit…

Bonjour Simon,
Je viens de lire ton récit d'aventures des derniers jours à mes élèves. C'est toujours impressionnant d'apprendre toutes ces nouvelles. Nous aurons beaucoup de questions à te poser quand tu rentreras. Nous espérons que tu pourras venir nous voir dans la classe. Nous continuons de te lire. Bon courage et à très bientôt.
Les élèves de la classe de Josée

Anonyme a dit…

Wow, encore une fois, c'est incroyable à quel point tu vis quelque chose d'extraordinaire! Tu dois être fier d'avoir fait tes premiers accouchements!!! On va se faire un petit party de photos dans le temps des Fêtes, question de visualiser toutes ces belles (ou moins belles...) aventures! D'ici là, prend bien soin de toi Sim! David et Marie-Hélène xx

Anonyme a dit…

Allo Simon,
Wow! Toute que des péripéties qui te sont arrivés! Continue Simon malgré les difficultés, tu vis tellement quelque chose d'extraordinaire! Profites-en au maximun! Félicitations! Des accouchements, ça devait être quelque chose! Bon courage et j'espère que tout va bien et que tu vas continuer de faire un beau voyage!
Jovane

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je fais mes études, en France, à Montpellier, et je suis amené à effectuer un stage au cours de cette année.
J'ai choisi de le faire à Parakou, au Bénin, et je sis donc à la recherche d'un hébergement pour 5 mois à ce titre.
Je cherche bien sur quelques chose de très peu onéreux, au vu de mes moyens limités!

Merci de votre aide!

Mon adresse mail:

montapisdebainestjaune[arobase]yahoo[point]fr